Face à une crise sanitaire sans précédent, l’union fait la force. Les vignerons et maisons de Champagne assurent, dans un communiqué, faire bloc pour assurer le maintien de la filière champenoise.

“Nous sommes en guerre” a annoncé Emmanuel Macron dans son allocution aux français ce lundi 16 mars 2020. Une déclaration solennelle qui pousse la filière champenoise à s’armer elle aussi pour faire face à une crise à durée indéterminée.
Dans un communiqué daté du 18 mars, les entités champenoises ont rappelé que “Devant la gravité de la situation sanitaire, et en lien avec l’autorité préfectorale, les Vignerons et Maisons de Champagne contribuent à l’effort de guerre en poursuivant les deux objectifs assignés par le gouvernement : l’éradication du virus en limitant drastiquement les flux et la poursuite de l’activité économique lorsqu’elle est indispensable et compatible avec le respect des mesures ‘barrière’. En assurant que “L’ensemble de la filière Champagne mettra en œuvre les mesures de soutien aux entreprises décidées par le gouvernement pour traverser la crise. En particulier, le soutien des banques devra permettre d’assurer le paiement aux partenaires vignerons de l’échéance raisins du 5 juin. De la même manière, les dispositifs d’accompagnement des salariés seront actionnés”.

Il est aussi indispensable pour la filière de permettre aux vignerons de continuer les travaux de la vigne – en plein cycle végétatif – ainsi que les opérations de tirage “identifiées comme indispensables à la sécurisation de la prochaine vendange sans laquelle il n’y aurait évidemment aucune perspective de reprise.”

Thibaut Le Mailloux, directeur communication du Comité Champagne, contacté par Terre de Vins, ajoute : “nous tenons à rassurer nos ressortissants, les acteurs champenois restent mobilisés pour les opérations courantes et assurent la continuité de service. Le Comité Champagne a mis également à disposition de ses adhérents sur l’extranet des informations pratiques, articles de presse, numéro utiles et recommandations pour faire face à la pandémie de COVID-19.”