Chaque vendredi, jusqu’à la fin de l’année, découvrez certains coups de cœur de la rédaction, issus de notre dossier « Vins de fêtes », à retrouver dans Terre de vins n°62 actuellement en kiosque.
Des rouges, des blancs, de Bordeaux, de la Loire, du Languedoc… Des bouteilles pour toutes les bourses, garanties 100% plaisir pour vos repas de fin d’année !
Et n’oubliez pas, le lundi, c’est le champagne que nous mettons à l’honneur. Bonnes fêtes !!

Château de Gironville 2016 (Cru Bourgeois)
Haut-Médoc Rouge
14 €
Le nez est envoûtant de fraise écrasée pour la promesse d’une grande matière sur un millésime solaire. En bouche, c’est plus fin que prévu, les tanins sont multiples et délicats. La famille Mulliez a fait le pari de la dentelle avec cet assemblage de cabernet sauvignon (45%), de merlot (45%) et de petit verdot (10%). La finale est sur des notes de moka, avant de s’achever sur des saveurs salines. Il est déjà très beau à déguster dans sa jeunesse mais sa fraîcheur et sa tension annoncent un potentiel de garde à une bonne dizaine d’années. Il faut enfin tenir compte du prix de cette bouteille… JCC
Avec un pigeon rôti au foie gras et pommes de terre cuites à l’eau.

Château de Flandry – Flandry Blanc 2017
Limoux Blanc sec
15 €
Le château de Flandry a échappé de justesse à la démolition. Aujourd’hui, cette bâtisse du XIXe siècle, son vignoble de 10 hectares essentiellement planté de chardonnay et ses chênes truffiers incarnent l’élégance limouxine en terroir d’Autan. Vinifiée en fûts avec le savoir-faire de la cave Sieur d’Arques, cette cuvée 100% chardonnay est élevée dix mois en barriques. La finesse du terroir d’Autan s’y exprime en fraîcheur avec un côté tarte au citron, gourmand, crémeux, délicieusement pâtissier avant une finale élégante, de retour sur des notes fines de fleur d’oranger et de verveine fraîche. Une réussite. AS
Sur un turbot en croûte de citron et d’amande.

Domaine François & Fils Côte Rôtie – Rozier 2017 (AB)
38 € Rouge
Le père de Yoann vendait surtout ses raisins au négoces, mais depuis 15 ans le jeune vinificateur embouteille ses vins. Il possède désormais plusieurs parcelles, surtout en Côte-Rôtie, un peu en Condrieu depuis deux millésimes et Côtes-du-Rhône avec des vignes enherbées (il vise zéro désherbant). La parcelle du Rozier donne des vins plus riches, denses et mûrs, aux tanins fins, parfois austères dans leur jeunesse mais patinés par 22 mois d’élevage (dont 20% en bois neuf). Un joli vin sur des fruits rouges très mûrs, juteux, sur les épices, à garder encore en cave ou à carafer. FH
Avec un pavé de rumsteack aux poivres.

Une sélection de Jean-Charles Chapuzet, Anne Serres et Frédérique Hermine