Le Grand Cru Classé de Margaux Château Dauzac lance un second vin ambitieux. Pour en assurer l’assemblage avec toute l’équipe de la propriété, la chef étoilée Stéphanie Le Quellec a mis la main à la pâte.

Si le vin se boit principalement à table, il est, curieusement, relativement rare de voir associés de très près les grands chefs et les grands vins. A la tête du château Dauzac, 5ème Grand Cru Classé de Margaux, Laurent Fortin a eu l’idée de faire appel au talent d’un cuisinier pour travailler à l’assemblage d’une nouvelle cuvée. Il voulait un regard neuf, une main extérieure, une approche inédite. C’était il y a deux ans. Séduit par la cuisine et la personnalité de Stéphanie Le Quellec, chef étoilée du restaurant parisien La Scène, à l’Hôtel Prince de Galles, il l’a convaincue de se prêter à cet exercice nouveau.

Stéphanie Le Quellec a donc troqué sa veste blanche pour une doudoune moins salissante. Direction les chais du château Dauzac : avec l’équipe du domaine, dont l’œnologue Eric Boissenot, elle a appris à déguster comme une pro, en silence, et à noter ses impressions, avant d’envisager les proportions qui lui paraissaient les meilleures entre les cuvées. Pas facile avec 4 lots de cabernet sauvignon, 4 lots de merlot et 3 de presses, sans parler des barriques venant de différents tonneliers ! « Je me suis servie de mon palais de cuisinière » déclare-t-elle simplement. Le premier échantillon de merlot est sorti au premier tour, mais ensuite il a fallu faire plusieurs essais, retourner en arrière, revoir les proportions. Comme pour l’élaboration d’un nouveau plat où l’on ajoute un ingrédient ou renforce un assaisonnement avant d’arriver à la saveur souhaitée.

Aujourd’hui, on découvre « Aurore de Dauzac » 2013, le vin « gourmand, élégant et généreux » imaginé par Stéphanie Le Quellec pour être le second vin de Château Dauzac. Le 2014 est en barrique. Rendez-vous est pris en février, pour assembler le 2015 qui fermente tranquillement.

Aurore de Dauzac 2013, Margaux. 25 € chez les cavistes, 50 € au restaurant une étoile La Scène de l’hôtel Prince de Galles (Paris 8è).