David Biraud disputera à Anvers son quatrième concours mondial. Il a déjà remporté une médaille de bronze et une autre d'argent.
David Biraud disputera à Anvers son quatrième concours mondial. Il a déjà remporté une médaille de bronze et une autre d'argent.

Cinq candidats ont participé à la sélection organisé par l’Union de la sommellerie française à Paris. Déjà présent lors des trois précédents mondiaux, le chef sommelier parisien sera de l’aventure en Belgique dans un an. Benjamin Roffet sera son suppléant.

Au cours d’une matinée d’épreuves disputées dans la salon du Pré Catelan, à Paris, cinq professionnels, Meilleurs sommeliers de France ou Meilleurs ouvriers de France, voire les deux à la fois, ont participé ce lundi 12 février à la sélection du candidat tricolore pour le prochain concours ASI du Meilleur sommelier du monde. David Biraud, Laurent Derhé, Dominique Laporte, Benjamin Roffet et Philippe Troussard ont d’abord croisé le fer avec un questionnaire très musclé. « Le plus dur auquel j’ai été confronté depuis 2004 et ma première participation à une telle sélection », reconnaissait David Biraud qui est donc sorti vainqueur de ce rendez-vous national.

Olivier Poussier, Meilleur sommelier du monde 2000, qui a coordonné les épreuves avec Fabrice Sommier, admettait qu’il avait placé la barre très haut. « Mais c’est dès cette première étape que lors du mondial on fait une sorte de tri entre ceux qui peuvent prétendre au titre et les autres… »

Et comme les candidats ne peuvent pas disputer les épreuves du mondial dans leur langue maternelle, c’est en anglais qu’ils ont enchaîné les ateliers.

Tour du monde des vins et spiritueux

L’un après l’autre, ils sont passés devant les différents jurys. Un diaporama présentant dix sites viticoles les a fait voyager à travers le monde (le cépage koshu au Japon, le vignoble de la combe d’enfer à Fully en Suisse). Les dix photos suivantes les ont confrontés à des personnalités du vin qu’il fallait également reconnaître (le Néo-Zélandais Nigel Greening, le Hongrois Istvan Szepsy). Puis un vin blanc, deux vins rouges et 12 minutes pour réaliser une dégustation complète. Et il n’était pas facile de reconnaître en blanc la cuvée la Solana alta 2014 du domaine Mas Alta en Priorat. Pas plus simple de cerner précisément la cuvée Lutzmanns Burg 2013, un Blaufrankisch burgenland d’Autriche ou bien encore la cuvée Rancia, un chianti classico de Felsina Berardenga.

La travail d’accord mets-vins autour d’une spécialité à l’accent des Flandres, un clin d’œil à Anvers, ouvrait la porte à de multiples possibilités et notamment la bière…

Enfin, l’ultime étape a ressemblé à un col hors catégorie pour tous les prétendants. Dix spiritueux et eaux-de-vie issus des quatre coins du monde devaient être identifiés et situés géographiquement. Là encore, Olivier Poussier auteur de la sélection, avait fait des choix pas évidents du tout. Un mavrodaphne (vin muté grec) côtoyait un bitter Marka cask de Norvège ou encore un rye whiskey de Sonoma aux USA.

On le voit, pour mériter la place de candidat ou bien celle de suppléant qui revient, comme en 2013 au mondial puis au concours Europe, à Benjamin Roffet, il fallait avoir beaucoup dégusté et surtout mémorisé…

Ci-dessous : David Biraud, Laurent Derhé, Dominique Laporte, Benjamin Roffet et Philippe Troussard constitueront la première équipe de France voulue par Philippe Faure-Brac à l’issue de cette sélection.