Dans les vignes du grand cru Echezeaux (Côte de Nuits) (photo : Laurent Gotti)
Dans les vignes du grand cru Echezeaux (Côte de Nuits) (photo : Laurent Gotti)

« Les vins de Bourgogne sont onéreux, compliqués, délicats », objecteront certains. Oui, ces vins nécessitent un minimum d’initiation pour les comprendre, les apprécier, faire voler en éclats quelques images préconçues. Ils nécessitent souvent d’être doté d’un budget confortable pour en remplir sa cave. Oui, il faut même savoir parfois déjouer les pièges qui peuvent se dresser sur la route du buveur trop candide.

La Bourgogne et ses vins se plient mal à toute simplification. Mais ils savent aussi être d’une savoureuse transparence pour qui a compris leur logique. Celle-ci se résume en peu de mots : faire naître des vins de terroirs. Des vins qui sauront exprimer l’originalité de leurs provenances. Cette logique les rend unique.

Mais cette approche ne suffit sans doute pas à expliquer le rayonnement de la Bourgogne à travers les époques et les continents. En plus de faire naître des vins inimitables, ce vignoble sait aussi donner des vins, blancs ou rouges, d’une complexité, d’une élégance, d’une profondeur qui atteignent un niveau d’exception pour les plus grandes bouteilles.

Et si parfois les crus les plus médiatiques, et donc les plus chers, entretiennent une image d’inaccessibilité, il n’est pas inévitable de mettre des fortunes dans un flacon de vin de Bourgogne. La région compte aussi de nombreuses appellations méconnues, cultivées par des vignerons consciencieux, qui proposent de superbes vins à des prix modérés.

Ainsi à côté des renommés, vosne-romanée ou meursault, on trouvera des pépites dans des appellations moins connu : marsannay, irancy, rully ou encore saint-véran. La liste pourrait être bien plus longue…