Vignoble de Solutré (Mâconnais) (photo : Laurent Gotti)
Vignoble de Solutré (Mâconnais) (photo : Laurent Gotti)

Source inépuisable de découvertes et d’émotions, les vins de Bourgogne constituent à eux seuls tout un univers. Tout amateur se doit d’y accomplir un parcours initiatique.

L’étape ultime, le bouquet final du parcours d’un amoureux du vin. C’est ainsi que la Bourgogne est souvent vécue. Pourquoi ? Elle ne s’impose pas, mais se découvre. Elle se dévoile par touches et réclame patience et assiduité avant de prétendre la connaître. Elle se joue aussi malicieusement des idées toutes faites. Aucun amateur, ou même professionnel, n’en fera le tour en quelques coups de tire-bouchon…

Une chose est certaine, les vins de Bourgogne sont une source inépuisable de découvertes et d’émotions. Certes, toutes les régions viticoles ont leur singularité, mais la Bourgogne du vin cultive les siennes avec un génie et une constance sans égale depuis des siècles. Aujourd’hui plus que jamais, à l’heure du tout standardisé, elle revendique ardemment sa complexité.
Le vignoble bourguignon est une mosaïque composée de plus d’une centaine d’appellations, certaines pas plus grandes qu’un confortable jardin… Sa situation géographique, aux limites d’influence de plusieurs zones climatiques, lui assure une variété de millésimes passionnante. Enfin, ces vignes sont exploitées par plus de 3 000 vignerons, qui s’emploient chacun à donner un coup de patte à leurs cuvées.

Cette multitude de parcelles est connue sous un terme local : les Climats. Un particularisme qui a fait dire à Bernard Pivot : « En Bourgogne, quand on parle de Climat on ne lève pas les yeux au ciel, on les baisse sur la terre. » Et émis cette hypothèse : « Il est probable que la Bourgogne des Côtes de Nuits et de Beaune est au monde la région qui possède la plus grande densité de noms au kilomètre carré. »
Ce modèle de viticulture de terroir est entré au patrimoine mondial de l’Unesco début juillet 2015.