Soixante-six candidats ont encore le droit d'espérer poursuivre l'aventure... (Photo JB)
Soixante-six candidats ont encore le droit d'espérer poursuivre l'aventure... (Photo JB)

Du commentaire de dégustation par écrit au questionnaire faisant voyager sur tous les continents et ne se limitant pas au seul domaine du vin, la première phase du concours a souvent surpris les candidats.

Pour désigner les demi-finalistes dont le nombre pourrait s’élever à dix-huit ce mardi soir, il fallait bien que la première phase de sélection justifie son nom. Et lundi matin, on avait le droit de croire que la première étape, d’un classicisme rare, n’allait pas décontenancer les 66 candidats tant elle est identique, concours après concours. Deux verres de vin, un blanc, un rouge, devaient inspirer une dégustation complète, de l’aspect visuel à l’identification du millésime en passant par l’appellation, sans oublier des propositions d’accord avec un mets. Mais le comité technique de l’Association de la sommellerie internationale trouve toujours un bon moyen de surprendre. Par le choix des vins tout d’abord, qui peuvent conduire à des interprétations très diverses, et par le format. Cette fois, l’atelier était prévu pour ne durer que quinze minutes, soit entre une et trois minutes de moins qu’en d’autres occasions. Suffisant pour remettre en cause des dizaines d’entraînements chronométrés sur ces bases.

Pas de surprises véritables non plus avec la reconnaissance de trois spiritueux. Mais l’utilisation de verres noirs complique les choses, tout autant que l’ordre dans lequel ils sont proposés. Et dans ce cas, si le temps était encore très compté, trois minutes et pas plus, mieux valait-il perdre quelques secondes pour sentir les trois boissons avant de commencer à les goûter. Là, le jury attendait une triple réponse : le type de boisson, le nom du produit et ses matières de base.

Des questions pour voyager

Et puis, pour aller piocher beaucoup plus loin encore dans les connaissances des 66 candidats, arrivait l’heure du questionnaire. Un morceau de choix. Soixante questions et soixante minutes pour voyager à travers le monde du vin, mais pas seulement. « Par rapport au contenu proposé lors du précédent mondial à Mendoza, il y a trois ans, je trouve que les questions s’éloignaient pas mal de ce qui constitue la base de notre métier de sommelier. C’est-à-dire, la connaissance de l’histoire, de la géographie, de la géologie, des cépages et des vignerons », analysait David Biraud, le candidat français.

Effectivement, les candidats devaient associer une dizaine de noms de bières à leur pays d’origine, idem pour des whiskys. Plus poussé encore, replacer dans leur province d’origine une dizaine de domaines viticoles chinois… Et vous au fait, connaissez-vous les noms des communes chypriotes autorisées à produire sous l’appellation Commandaria ? Il y en a quatorze !

Ce niveau de difficulté, c’est le prix à payer pour réaliser une sélection. Laquelle se poursuit ce mardi autour d’ateliers techniques qui seront tous notés par les mêmes membres du jury afin d’avoir un même niveau d’exigence.

Dans la soirée, plus des deux tiers des candidats sauront que la compétition s’arrête pour eux. Pour les autres, un nouveau concours va débuter. Celui qui permettra seulement au trois meilleurs de monter vendredi sur la scène pour disputer la finale et rêver un peu plus fort au titre…