(Photo AFP)
(Photo AFP)

La propriété viticole de la députée LREM Mireille Robert a été envahie vendredi soir près de Limoux (Aude) par une quarantaine de « gilets jaunes » encagoulés et casqués, qui ont ensuite enflammé des palettes avant de prendre la fuite, a-t-on appris samedi auprès des gendarmes.

Une plainte pour « intrusion » a été déposée samedi matin à la gendarmerie par l’époux de la députée, propriétaire et gérant du domaine viticole, et une autre devrait suivre dans la journée par la parlementaire elle-même, a précisé à l’AFP le lieutenant-colonel Frédéric Jamilloux, porte-parole du groupement de l’Aude.

« Cette nuit, 40 hommes casqués et cagoulés se sont introduits chez moi, allumant un feu et proférant des menaces », a tweeté la députée. « 40 contre une famille sur un domaine isolé, chapeau le courage ! Enfuis dès l’arrivée des gendarmes. Cette dérive violente n’est pas acceptable », a fustigé l’élue.

« Ignoble », a également tweeté Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. « Condamnation sans ambiguïté de ces comportements inacceptables et, disons-le simplement, fascistes. J’espère un soutien unanime des parlementaires & des élus, quelle que soit leur sensibilité politique. S’attaquer à un parlementaire, c’est s’attaquer à notre démocratie », a-t-il ajouté.

Une quarantaine de « gilets jaunes », aux visages entièrement couverts, ont fait irruption au domicile familial de l’élue LREM, vers 22h30, sur cette propriété isolée à Pieusse, près de Limoux. Après avoir mis le feu à des palettes à distance raisonnable de la ferme, ils ont demandé un entretien avec la députée, ce qui a été refusé sur les conseils de la gendarmerie, a précisé le porte-parole de la gendarmerie.

Ils sont rentrés sans effraction sur la propriété, dont l’accès est libre en journée pour l’accueil du public, et ont pris la fuite avant l’arrivée des gendarmes ; aucune interpellation n’a pu être effectuée, aucune dégradation n’a été constatée ni de menaces proférées, a ajouté le lieutenant-colonel.

Les intrus n’ont pas été identifiés pour l’heure, en raison de la distance avec la maison de Mme Robert, et avec le voisinage. En revanche, des objets abandonnés sur place devraient permettre une exploitation ADN, a-t-on précisé de même source.

Contactée par l’AFP, Mireille Robert, députée En Marche de la 3e circonscription de l’Aude, n’avait pas donné suite immédiatement.