(Photos I. Bachelard)
(Photos I. Bachelard)

On croyait le verre consigné voué aux oubliettes. C’est faux, il renait sous forme de vin bio et vegan, présenté dans une bouteille de 75 cl fermée par un bouchon à vis en liège.

Lorsqu’on jette une bouteille vide dans son bac réglementaire, on se dit que c’est bien de recycler, mais que si un petit bonhomme vert débarquait d’une autre galaxie, il resterait perplexe devant notre geste. Ne serait-il pas plus logique de remplir plusieurs fois un contenant plutôt que de le casser en mille morceaux pour le refondre ?

La maison Richard, pilier de la distribution aux restaurants, est passée par d’autres considérations – économiques, logistiques – pour arriver aux mêmes conclusions éthiques. Puisque le vin se boit aujourd’hui à table et que les clients veulent une certaine qualité, il fallait améliorer le service à la restauration dans une optique éco-responsable, à partir de vin sélectionné bio. Et aussi adapter au vin de qualité le service de livraison/retour appliqué jadis en masse sur les bouteilles d’un litre de vin ordinaire.

Une démarche éco-responsable

Myriam Huet, l’œnologue maison, Madame Qualité de Richard (et aussi auteure de nombreux livres sur le vin) explique le choix des vins : « on n’a pas voulu faire une marque. Titi est une collection, car un vin bio, ça a des racines ! Plusieurs vignerons ont accepté de nous vendre en vrac des vins d’appellation certifiés bio, leur nom est sur l’étiquette. » Ils sont embouteillés sur une chaîne habilitée, aux portes de Paris. La bouteille est consignée, réutilisée donc plusieurs fois. Les étiquettes sont en bagasse, résidu de canne à sucre, collées sans solvant. Le bouchon est en aggloméré de liège, donc recyclable. Il se visse et revisse facilement.

Fronton et Blaye en tête

La collection de « Titi » commence doucement avec cinq vins, trois rouges, un blanc et un rosé. Le Blaye d’Olivier Chéty et le Fronton du Guy Salmona sont de jolies bouteilles, des vins de caractère, francs et séduisants. Du type qu’on aime trouver quand on se met à table. Le Bouillon Pigalle et Mon Coco à Paris en sont déjà convaincus.