Estandon Vignerons, le premier producteur de rosé de Provence, mise sur sa marque pour développer des moments de consommation « rosés ».

Insolente, la nouvelle bouteille de rosé d’Estandon Vignerons. C’est en tout cas le nom de baptême du premier rosé en IGP Mediterranée de la marque qui profite, grâce à cette appellation, d’un sourcing plus important pour élaborer un vin frais et festif, à consommer hors repas (4-5 €). Ce rosé gourmand 2015 a été élaboré à base de grenache, rolle, cinsault et syrah provenant principalement du plateau rocailleux de Roquebrussanne et des coteaux argile-calcaires de Seillon Source d’Argens. Des vendanges mécaniques à la fraîche et une fermentation et vinification en cuves thermorégulées lui offre une couleur de litchi rosé pâle, un nez de fruits frais et une bouche vive et équilibrée sur des arômes d’agrumes. La famille Estandon s’agrandit également d’un Solstice d’Estandon (10-12 €), un cotes-de-provence 2015 issu des vignes plus âgées des collines de Flayosc et Cotignac en grenache, cinsault et rolle. De couleur gris rose sur des notes de fleurs et de fruits blancs, soyeux et aromatique, il peut se marier avec une cassolette de Saint-Jacques ou un curry de crevettes.

Rosés de garde

Le groupe coopératif de Brignoles dans le Var, première entreprise vitivinicole de la région, produit près de 90% de vins rosés (10% de la production totale des vins de Provence). Elle croit moins à des consommateurs de rosé qu’à des instants de consommation diversifiés pour ce vin. A côté des Estandons festifs d’apéritif, elle développe également des rosés de garde. « Oui, ça existe et avec un Estandon Légende, on peut s’attendre à une belle évolution dans les 3 à 5 ans » insiste le directeur général Philippe Brel. Ne pas se précipiter donc pour déguster la cuvée Légende en côtes de Provence (17-20€), un grenache, syrah et rolle vendangé en légère surmaturité et vinifié en partie en barriques neuves pendant 8 mois pour mieux séduire dans l’assiette, avec ses arômes minéraux et grillés, rougets, daurades et gambas. Légende, décliné il y a deux ans en Coteaux varois, sort son millésime 2014 – « pas de 2013 car la qualité n’était pas à la hauteur de la cuvée » précise Philippe Brel- et prépare pour la fin de l’année une version en rouge.

Des bouchons made in Provence

Estandon Vignerons milite pour la revalorisation d’une filière d’exploitation du liège du Var en association avec une association de gestion forestière, le centre forestier régional, un organisme de formation et le bouchonnier Diam. Le Var compte près de la moitié des 100 000 ha de chênes-lièges de France, 7ème producteur mondial, mais seuls 15 000 sont exploitables à moyen terme et 3000 le seront demain . Au début du XXème siècle, 10 000 personnes vivaient du liège. Estandon a donc opté depuis 2015 pour le matériau made in Provence utilisé désormais pour le bouchage des marques Estandon et Lumière de Provence. 800 000 bouchons estampillés Liège de Provence proviennent désormais de la suberaie varoise des massifs des Maures et de l’Estérel sur plus d’un million de bouteilles d’Estandon.