Comme un rituel, et de manière tout à fait exceptionnelle, les sommeliers ont l'autorisation d'arpenter la vigne de Montmartre. (photo JB)
Comme un rituel, et de manière tout à fait exceptionnelle, les sommeliers ont l'autorisation d'arpenter la vigne de Montmartre. (photo JB)

Moment festif de la vie associative, la troisième édition de cette manifestation a permis à plus de quarante vignerons de présenter leurs vins avant une escapade dans la vigne de la Butte.

A Montmartre, ce dimanche 28 avril, à la foule des touristes qui viennent déambuler entre place du Tertre et Sacré-Cœur se sont ajoutés des vignerons et des sommeliers acteurs de la troisième Paulée décalée. Et comme un symbole de l’état d’esprit qui donne le tempo de cette journée, c’est à La bonne franquette, l’un des établissements historiques de ce quartier à part de la Capitale, que l’animation s’est concentrée. « Venue de Meursault et reproduite jusqu’à New York, la paulée devait aussi trouver place à Paris où Montmartre constitue le décor idéal. Mais au-delà de l’image, il s’agit pour nous d’organiser tous les deux ans un événement susceptible de fédérer tous les jeunes sommeliers et de les inciter à venir vers nous », explique Jean-Luc Jamrozik, le président de l’Association de sommeliers de Paris.

Si le vin issu de la vigne de Montmartre occupe une place privilégiée, des vignerons représentant l’ensemble des vignobles français sont également présents. « D’une vingtaine en 2015, ils étaient plus de quarante cette année et nous nous ouvrons également à l’étranger. Cet intérêt croissant s’explique par la possibilité qu’ils ont de rencontrer en quelques heures près de 300 sommeliers, restaurateurs ou cavistes. Nous leur demandons simplement de présenter un millésime jeune et un autre plus évolué ce qui permet à nos visiteurs de comprendre l’évolution dans le temps d’un domaine. » La présence de Stéphane Derenoncourt, « il permet à nos jeunes membres de découvrir le fruit de son travail tant en France qu’à l’international », est aussi un atout. Au même titre que le soutien de prestigieuses maisons de champagne, « nous limitons volontairement leur nombre à cinq ».

« A Paris, réunir des vignerons comme Lina Pieretti, l’une des marraines de cette édition, Vincent Pinard, ou beaucoup d’autres, semble facile. Mais s’ils nous suivent, au-delà de l’amitié qui peut exister, c’est aussi parce que nous sommes dans une ville qui vend beaucoup de vins… » conclut Jean-Luc Jamrozik. Il sera d’ailleurs dans quelques semaines l’un des hôtes de Terre de vins à l’occasion de la quatrième édition de Sommeliers Dating.