(Photo archives AFP)
(Photo archives AFP)

Nous ne le répèterons jamais assez : il existe DES Beaujolais (les crus, les appellations Beaujolais et Beaujolais Villages, et les Beaujolais Nouveaux), et il en va de même au sein de la grande famille des Beaujolais Nouveaux. Chaque chose à sa place : si parmi les primeurs figurent quelques pépites à qui les “traditionnels” n’ont rien à envier, leur nature et leur vocation ne gambadent pas sur les mêmes platebandes que les vins non primeurs.

A eux l’esprit de fête, le canon facile, et pour les amateurs l’aperçu d’un millésime encore en gestation.
A eux aussi quelques écueils et déboires, en grande partie responsable de leur désaffection et de la mauvaise image dont ils sont encore parfois affublés.
Arômes trafiqués, commercialisation hystérique et appât du gain ont indéniablement fait du tort à ces cuvées, mais las, l’histoire peut encore se refaire à condition de faire amende honorable sur les travers passés pour ne pas les oublier, ce qui, très globalement, est chose désormais acquise.

Les Beaujolais Nouveaux ne sont pas le Beaujolais, et n’ont aucune prétention, aujourd’hui, à être représentatifs à grande échelle d’un vignoble dont la mutation s’opère et dont les lettres de noblesse se redistribuent de façon amplement méritée.

Nous vous invitons donc à vous repencher au-dessus d’un verre de Beaujolais Nouveau, avec un petit focus sur ce millésime de l’extrême et nos cuvées favorites.

2020 est l’année de beaucoup de records, à commencer par celui de la précocité des vendanges, dues au climat particulièrement chaud et sec de cette année, ayant engendré de plus faibles quantités de raisin récolté qu’à l’accoutumée, mais un état sanitaire exceptionnel et une qualité en accord.
Fraîcheur, équilibre et maturité devraient être au rendez-vous et offrir de manière générale un millésime de très bon aloi (la géographie du Beaujolais et sa variété géologique ont en revanche une incidence sur le profil des vins produits, en plus bien entendu de la main du/de la vigneron(ne), à l’image des climats bourguignons ; climats d’ailleurs en cours d’établissement comme à Lantignié, dans l’aire d’appellation Beaujolais et Beaujolais Villages, notamment).
Côté Primeurs, ils se répartissent uniquement sur les appellations Beaujolais et Beaujolais Villages, et les rosés ont fait leur apparition depuis une dizaine d’années.

Les pépites 2020

Le profil aromatique typique des Nouveaux répond à l’appel, dû à la macération (semi) carbonique typique : gourmand, friand, ultra fruité. Certains évoquent franchement des fraises Tagada quand d’autres se tissent autour d’arômes plus fleuris, minéraux et épicés.
Le millésime a globalement imprimé sa signature : fraîcheur, concentration et plénitude caractérisent les nouveaux-nés. Certains seront même plus aptes à la dégustation d’ici à quelques mois, voire quelques années.

Rappelons également la subjectivité de la dégustation : bien que nous nous accordions tous sur les qualités qui font un bon vin, les profils aromatiques vont plus ou moins plaire en fonction des sensibilités et des histoires olfactives et gustatives de chacun(e) de nous.
Cette dégustation s’est effectuée à l’aveugle, et deux conclusions s’imposent : d’abord la régularité des producteurs que nous affectionnons d’ordinaire, mais également les coups de cœur qui ont pour point commun, à plusieurs reprises, d’être attribués à des cuvées sans sulfites, pour lesquelles le fruité du vin paraissait sublimé.

Enfin, il est possible de vous procurer les bouteilles en grande surface, chez les restaurateurs en vente à emporter, chez les cavistes, sur le site internet des domaines mais également sur place, les domaines étant définis comme des commerces de première nécessité.

Beaujolais Nouveau Rosé

Oedoria, “Bon’oeur fruité”, 5,50€
www.oedoria.com

Jean Loron, “Beau Beaujolais”, 5,50€
www.loron.fr

Christophe Cocquard, “Clochermerle”, 6,50€
www.maison-coquard.com

Beaujolais

Domaine de Tanay 8,50€
www.vins-chateaipizay.com

Emmanuel Fellot, “Vieilles Vignes”, 8,90€
www.beaujolais-fellot.com

Famille Chasselay, “La Marduette”, 10€
www.domaine-chasselay.com

David Large, “Massai”, 10€
www.davidelarge.fr

Domaine Ferraud Père et Fils, 8,80€
www.ferraud.com

Maison Jambon Domaine des Maisons Neuves, 7,50€
www.vinsmaisonjambon.com

Michel Guignier, “Bio 2020”, 9,60€
www.morgon-michel-guignier.com

Château de Corcelles, “Chantermerle”, 6,70€
www.chateaudecorcelles.fr

Anthony Charvet, “Beaujo Beau”, 8€
www.vins-anthony-charvet.fr

Frédéric Berne, “Gamay Noir”, 9€
www.fredericberne.com

Domaine Sapin, 5€
Cyril.sapin@orange.fr

Domaine du Petit Pérou, 5,10€
www.petitperou.com

Beaujolais Villages

Olivier Coquard, “Sans sulfite”, 7€
www.beaujolais-oliviercoquard.com

Domaine Beroujon, “Sans sulfite ajouté”, 6€ départ cave
www.domaineberoujon.com

Domaine Perroud, “Vieilles Vignes”, 7,80€
www.robert-perroud.com

Domaine Fagolet, “Pur jus de granit sans soufre ajouté”, 8,90€
www.le-fagolet.com

Château de Vaux, Yannick de Vermont, “Sans suflite”, 7€
www.lesvinsyannickdevermont.com

Domaine Chassagne, 6,90€
domaine.chassagne@wanadoo.fr

Château de Durette, “MMXX”, 7,40€
www.chateaudedurette.eu

Domaine des Fonds, 7,50€
domainedesfonds@hotmail.fr

Domaine du Penlois, “Tu m’fais tourner la tête”, 7,50€
www.penlois.fr