L’Asie constitue un marché important pour les vins du Bergeracois. Parmi les invités de cette semaine, Wai Xu (à droite sur la photo) est pour le Conseil interprofessionnel des vins de la région de Bergerac (CIRVB), l’ambassadeur des vins du cru auprès des filières chinoises (négociants, restaurateurs…). Sa formation d’œnologue et un long séjour à Bordeaux font de lui un parfait francophone. Durant ces trois jours dans la région de Bergerac, il a rencontré tous les vignerons et les représentants des caves coopératives.

Trois salons pour le CIRVB

Dès cette semaine, ce sont les dirigeants du CIRVB qui se rendront en Chine, avec, en premier lieu, son président, Michel Delpon (2e à droite sur la photo). “Les 5, 7 et 8 septembre, nos produits seront présentés dans les trois plus grandes villes de Chine à l’occasion de salons, à Pékin, Shanghai et Canton”, explique-t-il.
Chaque après-midi, et dans chacune des villes, 15 à 20 viticulteurs, représentants de caves coopératives et négociants présenteront leurs produits.

16% d’exportations visés

“La Chine est un pays auquel je crois beaucoup, confirme le président du CIRVB. La fourniture annuelle est de 7 000 hectolitres, mais nous visons pour les années à venir une exportation de 50 000 hectolitres.Depuis que je suis dans ce métier, c’est la première fois que je vois un État avancer aussi vite. La Russie n’a pas été aussi prometteuse. Nous nous lançons aussi à la conquête de l’Europe du Nord, Belgique, Angleterre et Allemagne, mais c’est plus facile car leurs ressortissants viennent volontiers en Dordogne et connaissent nos vins. Je préfère avoir plusieurs fers au feu, et assurer au CIRVB 16 à 20 % d’exportations.”

Une gamme variée

L’autre atout du Bergeracois, c’est de disposer, sur un territoire réduit, de treize appellations, réparties sous cinq familles de produit : le bergerac, le monbazillac, le pécharmant, le saussignac et le montravel, qui chacun se déclinent dans les quatre couleurs rouge, rose, blanc et moelleux., “Le moelleux est particulièrement apprécié par les jeunes et les femmes. Or, pour ce vin très particulier, nous disposons du plus grand domaine du monde, avec une production de 150 000 hectolitres si nous y ajoutons le monbazillac. Ce sont des atouts qui comptent !”, s’enthousiasme Michel Delpon, à quelques jours de s’envoler vers Pékin.