Distillée en Charentes et embouteillée en Ecosse, Cîroc Ultra Premium, produite par EWG Spirit&Wine pour le groupe mondial Diageo, est une vodka haut de gamme présente depuis 2003 sur le marché américain. Elle arrive aujourd’hui en France accompagnée de sa petite sœur aromatisée à la noix de coco, Cîroc Coconut.

Une vodka à base de raisin, cela laisse aussi dubitatif que si demain on nous annonçait un cognac à base de grain ou de patate. Aussi, rien d’étonnant à ce que les producteurs de vodka des pays du Nord et de l’Est de l’Europe soient montés au créneau pour demander au parlement européen de légiférer dans cette bataille de la vodka (premier spiritueux consommé dans le monde).

Alors, comment obtient-on une vodka « produite à partir de raisin » selon la dénomination autorisée ?

Prenez de l’ugni blanc de la région de Cognac, du mauzac de Gaillac, un peu de colombard du Gers, faites fermenter et macérer séparément les grappes à froid durant deux semaines, distillez les extraits de raisin obtenus 5 fois, puis assemblez et, une fois réduite à 40°, vous obtiendrez la première vodka à base de raisin.

A priori, au nez rien ne distingue la Cîroc d’une autre vodka non aromatisée, mais une fois en bouche, elle se remarque par sa belle fraîcheur et d’agréables arômes de citrus qui en font plus une vodka de gastronomie que de mixologie. Ses subtils arômes se perdraient inévitablement dans un cocktail, à moins d’adapter un classique juste pour elle.

Prenez un verre à Martini, remplissez-le de glace avec deux traits de Bitter Angustura et jetez le tout. Puis, dans le verre encore glacé, versez une dose de Cîroc frappé et déposez par dessus un zest d’orange. Vous obtiendrez ainsi un Pink Cîr.

Texte et photo Jean Dusaussoy