Ils sont nombreux à participer plusieurs fois à la compétition du Concours du Meilleur Caviste de France créée par le Syndicat des Cavistes Professionnels et organisée par Terre de Vins. A l’approche de l’épreuve de pré-sélection, lundi 9 mai, nous sommes allés à la rencontre du caviste indépendant Gautier Berthet, qui concourt pour la deuxième fois.

Gautier Berthet, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis caviste indépendant depuis quasiment quatre ans à Capdenac Gare, dans l’Aveyron, avec mon épouse Anne-Lise. Je travaille depuis douze ans dans le monde du vin, avec des expériences à l’étranger dans un premier temps, puis un retour au bercail pour défendre ici les vignerons, les styles de vins, les cépages qu’on aime.

Vous avez déjà participé au Concours en 2020, et vous participez à nouveau. Pourquoi retenter votre chance cette année ?

Je suis toujours partant pour défendre et faire parler de notre profession, composée de cavistes passionnés qui font vivre une activité de commerce, et sont toujours en train d’essayer de dénicher des jolis flacons. Nous exerçons un métier de passeur, pour faire découvrir des vignerons et démocratiser le vin. Le Concours fait parler du métier et nous oblige à nous replonger dans les livres, les décrets d’appellation, la législation. Il nous permet de nous tester et d’actualiser nos connaissances. Il y a aussi bien sûr l’aspect défi personnel, on préfère toujours finir dans les quarante premiers que dans les quarante derniers ! 

Et si vous gagniez le titre, que représenterait une victoire pour vous ?  

En toute honnêteté, je ne me suis pas posé la question, car je ne me suis pas projeté jusque-là ! J’aimerais évidemment vivre cette expérience des phases finales. Je trouve ça super d’aller se confronter à un public, à des confrères, qui sont pour certains de véritables bibles de savoir. Si je gagnais, ce serait surtout une belle reconnaissance de douze ans de travail passionné dans le vin.