La vie (confinée) de Château est perçue différemment selon le lieu et les secteurs d’activités. Du côté de Saint-Seurin-de-Cadourne, au Château Pontoise Cabarrus (récemment reconnu Cru Bourgeois Supérieur), Laurent Tereygeol délivre l’impact de la crise du coronavirus sur son quotidien.

Comment se passe le travail à la vigne ?
Pour être franc, la vie est quasi-normale à la vigne et au chai car la structure est petite et chacun travaille dans son coin. Malgré tout, il y a des impacts directs comme une salariée qui doit garder son fils.

Au point de vue économique, qu’en est-il ?
Là, l’impact est réel et s’ajoute à la situation déjà tendue. L’arrivée du Covid-19 a déclenché le report des primeurs de la place bordelaise et par cascade les achats de vins qui vont avec. Il va falloir être patient pour faire déguster notre superbe 2019. J’espère que notre Président n’a pas prononcé des paroles en l’air quand il parlait de soutenir les entreprises.

Vous évoquez donc un futur très incertain…
On verra. Aujourd’hui, le soleil est là et la vigne pousse de façon homogène, ce qui est toujours un bon présage pour le millésime. Gardons le moral, ça va passer et félicitons tout le corps médical mais en restant chez nous !