Le Crédit agricole, Atout France et Terre de Vins ont signé hier la convention qui les lie dans le cadre des Trophées de l‘Œnotourisme qui seront remis le 25 mars prochain à Paris. Une filière porteuse d’espoir dans une conjoncture difficile.

“Nous nous trouvons à chaque échelon de la filière viticole et nous sommes sûrs que l’œnotourisme constitue un relais de croissance. La viticulture doit se renouveler et l’œnotourisme sera l’un des futurs piliers de cette filière”. La déclaration est de Philippe Chapuis, Directeur de l’agroalimentaire au Crédit agricole. Avec Caroline Leboucher, directrice générale d’Atout France et Rodolphe Wartel, directeur général de Terre de Vins, ils se sont retrouvés hier sur l’espace du Crédit agricole situé au cœur du Salon de l’agriculture à Paris, pour officialiser la convention qui les lie au sujet des Trophées de l’Œnotourisme. “La France, c’est la gastronomie et le vin, insiste Caroline Leboucher, arrivée à la tête d’Atout France il y a huit mois. 10 millions d’œnotouristes viennent en France chaque année et cette filière peut encore se développer. Nous menons des actions de promotion dans ce sens ». Les Trophées de l’Œnotourisme, portés par Terre de Vins, en font évidemment partie. Cette année, ce sont 380 dossiers qui ont été instruits par les équipes de Terre de Vins, fruit d’un travail de dix mois environ. Le jury s’étant réuni en début d’année, ce sont 100 nominés (voir la liste) qui se retrouveront le 25 mars prochain au Centre de convention du Ministère des affaires étrangères afin d’y découvrir les lauréats.

“Le travail mené par nos équipes permet d’apporter une photographie extrêmement complète de l’œnotourisme en France, insiste pour sa part Rodolphe Wartel. Il permet aux propriétés aussi de se challenger à l’échelle du territoire français et d’être mises en lumière”. Le club des Trophées de l’Œnotourisme permettra, enfin, d’aller plus loin et de faire partager à plusieurs reprises dans l’année des expériences dans plusieurs grandes villes françaises. Car le sujet concerne tous les vignobles. Le Crédit agricole le sait. La caisse Provence Alpes Côtes d’Azur, par la voie de Cédric Henry, responsable du marché de l’agriculture (Direction Territoires entrepreneurs) dans cette région, en sait quelque chose : “Les propriétés candidates dans notre région ont été multipliées par trois entre la première et la deuxième édition. J’invite mes homologues des autres régions à s’impliquer également dans ce projet”. La Provence a en effet compris tout l’enjeu. Avec plus de 50 candidats sur 380 dossiers instruits, cette région a mis toutes ses chances pour résonner le 25 mars. Verdict dans un mois à Paris.