(Photo archive - Domaine de la Romanée Conti)
(Photo archive - Domaine de la Romanée Conti)

Henry-Frédéric Roch, propriétaire du Domaine Prieuré-Roch à Nuits-Saint-Georges et co-gérant avec Aubert de Villaine, du domaine de la Romanée-Conti s’est éteint hier.

La nouvelle secoue le monde des très grands vins de Bourgogne : Henry-Frédéric Roch, 56 ans, s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche.
Devenu co-gérant du domaine de la Romanée Conti suite au décès de son frère Charles dans un accident de voiture, il représentait la famille Leroy à la tête de la Romanée-Conti. Il était le fils de Pauline Roch-Leroy, sœur ainée de Lalou Bize-Leroy. Cette dernière avait quitté la co-gestion du DRC en 1991 après une collaboration difficile avec Aubert de Villaine.

Alors qu’Aubert de Villaine devenait l’homme fort, incarnant avec un succès retentissant la Romanée-Conti, Henry-Frédéric Roch, plus secret et tourmenté, se consacrera à son domaine créé trois ans plus tôt.

Henry-Frédéric Roch a en effet fondé le Domaine Prieuré Roch (Nuits-Saint-Georges) en 1988 grâce à la reprise de “quelques bouts de vignes”. “J’essayais de travailler dans le vin ou autour du vin depuis une dizaine d’années. Je n’y connaissais rien. Il fallait que je fasse ma place tout seul dans mon coin”, expliquait-il. Il développera et agrandira le domaine en appliquant les méthodes de la viticulture biologiques ou biodynamiques. Une orientation qu’il complétera avec une vinification très peu interventionniste.

Le décès d’Henry-Frédéric Roch va très certainement faire naitre de nombreuses spéculations sur l’actionnariat du domaine de la Romanée-Conti. Ceci dans un contexte où la Bourgogne bruisse de nombreuses rumeurs sur l’avenir des activités de Lalou Bize-Leroy, 86 ans, à la tête d’un prestigieux domaine et d’une maison de négoce.