Une semaine après l’épisode de grêle qui a durement frappé le vignoble du Beaujolais, retour sur les dégâts répertoriés par la profession, et sur l’impact qu’ils devraient avoir sur le millésime 2017.

Lundi 10 juillet, peu avant 17h, le Beaujolais a subi un violent épisode de grêle, dont la particularité réside cette année dans les vents très forts qui ont accompagnés les grêlons, plutôt petits, et qui ont donc eu pour effet de « sabler » les vignes.

Le vignoble est touché de manière diverse : le nord de Lantignié, Régnié (dans une moindre mesure), Morgon (Les Charmes et Corcelette principalement), Chiroubles (Grille Midi surtout) ont été atteints, et Fleurie (Le bourg, Les 4 vents, Champagne…) semble être l’appellation la plus impactée, pendant que Chénas et Moulin-à-vent sont également très touchés.

Le Château du Moulin-à-Vent n’a pas échappé à l’orage, et de nombreux dégâts sont à déplorer, comme en témoigne la vidéo réalisée par l’équipe du Château et montrant la violence de l’épisode.

Pour les zones les plus gravement atteintes, où la majorité voire l’ensemble de la récolte semble compromis, la contre-attaque du côté des vignerons s’est faite évidemment rapide, dans l’objectif d’aider la vigne à cicatriser et minimiser l’emprise possible des maladies. Heureusement, le temps a été sec dans les jours ayant suivi l’orage, la vigne n’a donc pas fait le plein d’humidité et a pu sécher, évitant ainsi de créer dans ses plaies des foyers propices aux maladies diverses, de nature à compromettre la mise en réserve pour l’année prochaine.

Pour les autres, moins touchés, la riposte s’organise pour sauver ce qui peut l’être, comme par exemple au Château des Vergers, où Frédéric Berne a traité ses vignes à l’aide de solutions de plantes macérées et fermentées, afin de nourrir la vigne en minéraux et l’aider ainsi à redévelopper sono feuillage et permettre la bonne alimentation des baies. « Seule la partie ouest du cep a été touchée, au regard de la provenance de l’orage, aussi le côté est des ceps a pu conserver des baies, dont il faut maintenant s’occuper ».

Reste à voir comment l’été va se dérouler, en espérant qu’il ne soit pas excessivement sec pour ne pas avoir de baies desséchées et donc une récolte encore amoindrie.