Pour la première fois, les vignerons d’Irouleguy ont invité les professionnels à déguster leurs vins sur des millésimes récents. Une opération séduction pour valoriser l’opération, à la veille des Primeurs du “grand voisin” bordelais.

« La nouvelle saison touristique va s’amorcer courant avril. Dans les restaurants les nouvelles cartes sont en cours d’élaboration. Notre ambition est qu’il y ait au moins un vin d’Irouléguy sur chaque carte », sourit Olivier Martin, coprésident du syndicat des vins d’Irouléguy. Sans ignorer la dimension un peu utopique de cette aspiration, les producteurs d’Irouléguy l’affirment pour mieux mettre en avant les efforts entrepris depuis de nombreuses années, tant par la cave coopérative que par les vignerons indépendants de cette appellation engagée à revaloriser son image.. « C’est dans ce but que nous avons créé l’an dernier un poste de chargée de mission animation confiée à Anne Betbeder, indique Olivier Martin. Il reste encore du travail, mais depuis quelques années l’image d’Irouléguy s’améliore. Ce rendez-vous que nous avons organisé au bistrot Brikétenia de Guéthary est destiné à la renforcer encore. Nous avons envoyé un millier d’invitations et nous avons eu plus de cent retours positifs. »

Les professionnels ont répondu favorablement à l’invitation. Face à eux les viticulteurs proposaient les millésimes récents, en rouge, rosé et blanc. Cette dernière couleur prend une place de plus en plus importante dans la réputation du vin basque. Même si, historiquement c’est avec le rosé, qu’il y a quelques décennies, il a commencé à bâtir son histoire.

Les vignerons d’Irouléguy n’ont pas ménagé leurs efforts pour élever le niveau de qualité d’ensemble des vins. Sélections parcellaires, effeuillages et vendanges en vert si nécessaire, tris de la vendange sont coutumiers. « Il ne s’agit pas d’en faire des règles systématiques, du fait du climat et des rendements moyens de l’appellation, commente Olivier Martin. Mais chaque millésime fait l’objet d’un traitement approprié en fonction des conditions qui nous sont offertes, de façon à obtenir une qualité optimale. »

Le respect des sols est lui aussi à l’ordre du jour depuis de nombreuses années. Michel Riouspeyrous, du domaine Arretxea en témoigne. « J’ai commencé en bio en 1990 et en biodynamie, sans avoir demandé la certification, en 1998. »

Aujourd’hui, 30 % de la surface de l’appellation est certifiée en bio et d’autres conversions sont en cours.