Ci-dessus : Neuf des dix qualifiés, seul Bastien Debono, contraint de quitter rapidement la Capitale, n'était pas là pour savourer cet instant. (photo JB)
Ci-dessus : Neuf des dix qualifiés, seul Bastien Debono, contraint de quitter rapidement la Capitale, n'était pas là pour savourer cet instant. (photo JB)

Le salon Wine Paris pour décor, 31 candidats, un nouveau comité technique et dix demi-finalistes qui se retrouveront début septembre : la succession de Pascaline Lepeltier est bien lancée…

Ils s’appellent (par ordre alphabétique et non par classement) Maxime Blaise (Le moulin à Grauftal), Emmanuel Cadieu (Cheval blanc à Paris), Adrien Cascio (Restaurant Lafaurie-Peyraguey Lalique à Bommes), Bastien Debono (Restaurant Yoann Conte à Veyrier-du-lac), Mikael Grou (Le beau rivage à Genève), Pierre Jacob (Le théâtre du vin à Strasbourg), Isabelle Mabboux (Impérial palace à Annecy), Florent Martin (George V à Paris), Aymeric Pollenne (Pavillon Ledoyen à Paris) et Pierre Vila-Palleja (Le petit sommelier à Paris) et ont tous le droit de rêver au titre de Meilleur sommelier de France 2020.
Un droit qu’ils ont gagné à l’issue de la sélection organisée ce mercredi 12 février à l’écart de la fièvre du salon Wine Paris. Les épreuves placées sous la direction de Jean-Pascal Paubert et son équipe composée de Manuel Peyrondet, Romain Iltis, Gaëtan Bouvier, Arnaud Chambost et Cyril Bleeker et épaulée par Serge Dubs, David Biraud et Jean-Luc Jamrozik, ont permis à 31 candidats de mettre en exergue leurs connaissances théoriques et pratiques.

Épreuves variées et belles bouteilles

Cinquante questions dont une partie en langue anglaise ont constitué la première étape suivie par une analyse sensorielle. Les candidats avaient dix minutes pour se pencher sur quatre vins et deux spiritueux. Pour les vins, ils devaient déterminer le pays de production, le cépage, l’appellation et le millésime. Il s’agissait d’un champagne extra-brut du domaine Agrapart, d’un savennières 2015 du domaine aux moines, d’un Gevrey-Chambertin 2017 “mes cinq terroirs” du domaine Denis Mortet et d’un Felsina 2007 vin santo del chianti classico. Pour les spiritueux, le jury attendait la définition du type de boisson, le produit de base et la provenance. Et là les candidats avaient une eau-de-vie de kirsch d’Alsace (Windholtz) et d’une eau-de-vie de prune d’Ente du Périgord XO (Reyon).

Un exercice d’accord mets-vins autour d’un plat végétarien à argumenter en anglais, toujours par écrit, complétait le menu matinal qui s’est achevé par un face-à-face avec un double magnum de Château de Chevalier 2000 dont tous les participants devaient réaliser une présentation générale. Les connaissances autant que l’attitude étaient alors notées.

Trois finalistes de 2018 qualifiés

Au terme de la correction et de l’addition des différentes notes, le comité technique a retenu dix candidats qui se retrouveront le 7 septembre prochain, toujours à Paris, pour disputer la demi-finale. Mi-novembre, la finale retrouvera le Parc des expositions de la Porte de Versailles dans le cadre du salon EquipHôtel. Dix candidats tous expérimentés dans leur très grande majorité. A commencer par Isabelle Mabboux, Aymeric Pollenne et Pierre Vila-Palleja qui avaient disputé la finale en 2018. Pierre Jacob, lui, affiche le titre de Meilleur jeune sommelier de France 2015. Quant à Emmanuel Cadieu, Adrien Cascio, Mickael Grou, Florent Martin et Bastien Debono, ils ont tous connu des finales voire des succès à l’étranger ou en France.
Seul, finalement, l’Alsacien Maxime Blaise apporte une touche de nouveauté…