(photo JM Brouard)
(photo JM Brouard)

La maison de champagne chalonnaise vient d’annoncer la nomination de Benjamin Fourmon au poste de Directeur Général ainsi que celle de Nathalie Laplaige au poste stratégique de chef de caves.

40 ans, le bel âge. Ou plutôt la belle durée. C’est exactement le nombre d’années que Jean-Claude Fourmon aura passé à la tête de la maison familiale Joseph Perrier. 4 décennies qui lui auront permis de durablement façonner une entreprise presque bicentenaire, désormais présente aux quatre coins de la planète. A l’heure de passer la main, aucune interrogation particulière. « Je n’ai qu’un fils » rappelle Jean-Claude Fourmon. « Cela évite les problèmes de succession » ! Toutefois, l’arrivée de Benjamin s’est faite dans les règles de l’art. Il est ainsi passé par différents postes au sein de l’entreprise pour s’en imprégner totalement. Par ses expériences de commercial à Paris et de responsable export, Benjamin aura acquis l’expérience du terrain et la connaissance des clients de la maison.

Après 4 années à épauler son père, ce représentant de la 6ème génération apparaît prêt à reprendre les rênes et à veiller à l’avenir de Joseph Perrier. Pour cela, il pourra s’appuyer notamment sur Nathalie Laplaige, dynamique quadragénaire nommée il y a moins de 2 ans comme chef de caves. Un poste évidemment clé qu’elle aborde sereinement, en voulant « respecter la tradition familiale, conserver le style des vins en leur apportant une touche personnelle de finesse et de pureté ». Nul doute qu’elle y parviendra avec brio, elle qui a passé 11 ans aux côtés de Laurent Fédou chez Canard-Duchêne, autre maison du groupe Thiénot auquel appartient Joseph Perrier. Ses premiers vins ne seront commercialisés que dans 2 ans et patientent pour le moment en cave. En attendant, il sera toujours possible de découvrir d’ici quelques semaines le Blanc de Noirs brut nature 2010. Une expression très équilibrée et épicée du pinot noir issu d’une unique parcelle de 77 ares plantée en 1982 à Cumières, la Côte à Bras. 7000 bouteilles seulement chaque année, ici non dosées mais cela n’est pas une règle absolue. Nathalie ne s’interdit pas d’y ajouter un certain dosage sur les prochains millésimes si les équilibres le nécessitaient. Tout change donc chez Joseph Perrier, mais rien ne change. La maison devrait rester dans les prochaines décennies l’un des porte-étendards de Châlons-en-Champagne.