Troisième Grand Cru Classé 1855 (Margaux), le château Palmer dévoile, avec le 2014, son premier millésime à être issu d’un vignoble 100% en biodynamie. Mais son Directeur Général Thomas Duroux reste prudent sur les perspectives du marché.

Côté liquide, Thomas Duroux peut être serein : le premier millésime de Palmer à être issu d’un vignoble 100% en biodynamie (nous vous en parlions ici) – et sans aucun ajout de soufre sur les raisins – est d’une très belle facture : une heureuse maturité avec cette si belle acidité qui en fera un grand vin de garde.

Mais la qualité du vin ne fera pas le millésime. “Le marché reste fragile, même si on a un joli vin et un taux de change favorable. Ce ne sera pas une campagne folle, on ne peut pas s’enflammer sur les prix, mais on peut mieux faire” précise le Directeur Général Thomas Duroux.

Faire mieux, c’est-à-dire avoir un positionnement pour ce millésime supérieur – entre 10 et 15% – au précédent, dont le prix consommateur était de 175 €. Même le château Palmer, l’enfant terrible – et gâté – de Margaux, celui qui se passe de faire figurer sur son étiquette l’appartenance au classement 1855, demeure très prudent.

C’est tout dire si ces primeurs ressemblent a un exercice d’équilibristes titubant au-dessus de la Garonne…

Jean-Charles Chapuzet