Émanation de la Chambre d’agriculture de la Gironde, le centre œnologique de Pauillac conseille majoritairement des châteaux médocains, mais aussi quelques propriétés rive droite. Le millésime sur les deux rives vu par son directeur, Christophe Coupez.

2017, plutôt rive droite ou rive gauche ? « Ça n’est pas si simple que ça. La question est plutôt : 2017, gelé ou pas gelé ? Le gel a frappé un peu partout, à des degrés variables, donc on ne peut pas vraiment dire que le millésime est plus réussi sur une rive ou l’autre. La réponse dépend plus de l’intensité des dégâts liés au gel, et c’est le grand écart quasiment partout, sauf dans quelques zones qui n’ont pas été atteintes. Par exemple, parfois, le gel a pu frapper d’un côté ou l’autre de la route » raconte Christophe Coupez. « Pendant les vendanges, je côtoyais des gens d’une même appellation qui me disaient qu’ils avaient trop de raisins, plus que l’an dernier, et en même temps d’autres qui ne savaient pas s’ils allaient vendanger pour le peu qu’ils avaient » explique-t-il. Rive droite, « dans le Libournais, ce qui est un peu frustrant sur ce millésime, c’est que là où ça n’a pas gelé, on a de super résultats. On était partis pour faire des gros volumes et une belle qualité » regrette l’œnologue. Et du côté du Médoc, « la zone protégée par le rayonnement de l’estuaire a vraiment été privilégiée, de Saint-Julien au nord du Médoc en bordure de Gironde. Là, les vins sont top ! »