Malgré la qualité qui s’affirme de plus en plus fermement pour ce millésime, le PDG de la maison de négoce bordelaise Millésima appelle à la raison en terme de fixation des prix, pour éviter un regain de Bordeaux bashing.

« Même si 2017 est qualitatif, car c’est un millésime très proche de 2014, pour moi, les prix doivent être à la baisse, répond sans tergiverser Fabrice Bernard. Aujourd’hui, à Bordeaux, nous ne faisons plus de mauvais vins. On a trois niveaux : les vins exceptionnels comme 2009, 2010, 2015, 2016, qui sont des vins de très longue garde, des millésimes comme 2014 ou 2017 qui sont des bons vins de garde, et des vins prêts à être bus assez rapidement comme 2013. Le prix n’est finalement que la perception du rapport qualité-prix par l’acheteur final. Pour le fixer, il faut s’adapter au millésime précédent : 2009 et 2010 ont été suivis par 2011 qui était compliqué, et qui a généré le Bordeaux bashing. Il ne faudrait pas qu’on reproduise la même chose après 2015 et 2016, donc il faut que les prix baissent cette année. »