Il n’y a pas que les stars américaines qui s’intéressent aux vignobles provençaux. Les hommes d’affaires et entrepreneurs de groupes viticoles bordelais étendent désormais leur périmètre autour de la Méditerranée et y chassent de beaux terroirs pour leurs rosés. Deux exemples mis en lumière dans le cadre de l’opération Rosé Week, vente privée qui se termine lundi.

Château de la Mascaronne rosé 2020
Michel Reybier, propriétaire depuis 2000 du château Cos d’Estournel, deuxième cru classe de Saint-Estephe mais également du domaine imperial de Hétszölö en Hongrie et de la maison Jeeper en Champagne a mis un pied en Provence l’été dernier en rachetant le domaine de la Mascaronne à Tom Bove, l’homme d’affaire américain qui avait vendu Miraval aux Pitt-Jolie. « J’ai été conquis par la qualité des vins et le potentiel du terroir de La Mascaronne qui bénéficie aujourd’hui du remarquable travail de restauration mené dans le vignoble par Tom Bove”, avait déclaré alors l’entrepreneur. Ce domaine d’une centaine d’hectares dont aujourd’hui 50 de vignes d’un seul tenant en Cotes-de-Provence avait été entièrement restructuré et converti en bio. Ce terroir jusqu’à 300 m d’altitude, cerné de chênes et d’oliviers, est réputé pour ces rouges mais il produit également 70% de rosés, notamment grâce au travail depuis dix ans de l’œnologue Nathalie Longefay aujourd’hui à plein temps sur le domaine. Un grenache, cinsault, syrah et un peu de rolle pour la première année, en sélection parcellaire et vendanges manuelles avec table de tri, pour un rosé poudré sur des arômes de pêche, d’agrumes, de fleurs d’acacia sur une belle tension et une longueur citronnée. 95 € les 6 bouteilles.

Château Bas rosé 2020
La famille Castéja, Catherine et ses enfants ont racheté au printemps dernier le Château Bas, un domaine en appellation Coteaux d’Aix de 370 hectares en Provence dont 75 hectares de vignes conduites en bio depuis plus d’une dizaine d’années (certifié depuis 2010). Un magnifique site historique situé sur les vestiges d’une ancienne cité gallo-romaine et d’un temple érigé au 1er siècle avant J-C. Reconnu parmi les 100 plus vieux monuments de Provence avec également une chapelle médiévale, il a été restauré au 17e siècle. D’abord domaine en polyculture, il n’ a été planté en vignes, une cinquantaine d’hectares, par les anciens propriétaires, Georges et Irène de Blanquet. Aujourd’hui, il en compte 75 plantées en grenache, syrah, cabernet sauvignon, cinsault, mourvèdre et counoise, grenache blanc, clairette, ugni blanc, bourboulenc… ponctués de nombreux oliviers. Les Castéja , incontournable famille viticole bordelaise, sont déjà copropriétaires des châteaux Batailley, Lynch-Moussas et Trotte-Vieille, et à la tête des maisons de négoce du Port de la Lune, Borie-Manoux, De Luze Grands Vins de Gironde et Mälher-Besse. Ils entendent rénover prochainement les chais du domaine. En attendant, ils ont déjà offert au rosé une nouvelle bouteille à sérigraphie dorée. Un vin aux arômes d’agrumes et de petits fruits rouges, fruité et frais sur une finale acidulée. 55 € les 6 bouteilles.

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