Photo : Vinomed
Photo : Vinomed

Les producteurs de vin du bassin méditerranéen ont profité du Vinomed 2021 pour retrouver visibilité et proximité auprès de leurs clients professionnels. La première édition, organisée à Montpellier ces 25 et 26 octobre, a redonné le sourire à une profession largement touchée par la pandémie et le gel.

« C’est un pur bonheur de se retrouver entre nous, se réjouit Isabelle Coustal du Château Sainte-Eulalie à La Livinière. Après le covid et cette année climatique pourrie, on avait besoin de se serrer les coudes. » Impression confirmée par les organisateurs. « Il y avait une attente énorme de la part des vignerons car même s’il y a eu des événements on line pendant la crise, rien ne peut remplacer le présentiel », explique Olivier Darras, directeur associé chez Break Events. Vinomed, premier du nom, est un salon 100% méditerranéen qui a regroupé 40 terroirs de production, 24 AOP et 7 IGP. « On voulait proposer un salon sur ces deux identités complémentaires que sont le vin et l’œnotourisme, prolonge Bruno Coffinières, co-organisateur de l’événement. Ici, à Montpellier, nous sommes au cœur des vignobles du Languedoc et du Roussillon, les importateurs, les cavistes et les restaurateurs aiment cette proximité. »

Importateurs européens, cavistes et restaurateurs

En se baladant dans les allées, le long des 75 stands, on entend effectivement quelques langues internationales comme le suédois, le russe, le danois ou l’anglais, et on croise quelques restaurateurs comme Gilles Granier de l’Auberge Cigaloise à Saint-Hippolyte-du-Fort, dans le Gard. On ressent surtout un vent de satisfaction global auprès des vignerons. « Je ne regrette absolument pas d’être venue, détaille Sévérine Bourrier du Château de l’Ou à Montescot, dans le Roussillon. La date est pertinente car elle intervient à un moment où les vignerons ont quasiment tout bouclé en cave et où les cavistes préparent les fêtes. Et j’aime bien le format « pocket » qui permet de prendre le temps, d’être plus disponible. Je pense que ça plait aux visiteurs. » Dans l’esprit, les organisateurs espèrent évidemment augmenter la voilure l’an prochain mais ils n’ont pas la folie des grandeurs. « Le but, c’est de rester à taille humaine, confirme Olivier Darras. Et de mettre l’accent sur l’œnotourisme sans oublier de faire du business évidemment. »

« Ce salon a sa raison d’être ! »

Pour ce faire, les organisateurs avaient prévu des tables rondes avec des intervenants de qualité sur des sujets autour de l’œnotourisme. L’idée pour l’avenir est également de faire vivre une véritable immersion aux visiteurs professionnels. « On ne s’interdit pas d’imaginer des partenariats avec des vignobles pour que les importateurs aillent dormir dans des domaines plutôt qu’à l’hôtel du coin », poursuit Bruno Coffinières. L’idée fait son chemin mais l’heure est pour le moment à un premier bilan et une fréquentation d’environ 1500 personnes sur deux jours. Et évidemment quelques points à améliorer pour l’avenir dixit les vignerons interrogés : « premiumiser le public pour éviter trop de démarchage », selon Matthieu Collet du Domaine Fontanel à Tautavel, « internationaliser les visiteurs afin de faire plus de business hors de France » pour Hélène Taillefer de Terre des 2 sources à Montoulieu, et « agrandir la taille du salon » d’après Helen Deneuve du Château La Font des Ormes à Caux. Mais l’ensemble reste très positif : « Il faudrait que ça pousse car l’idée est intéressante, conclut François Massol du domaine de Sauzet à Saint-Bauzille-de-Putois. Ce salon a sa raison d’être et après toute cette période, je suis pour qu’on encourage ce type d’initiatives ! »

Plus d’infos sur le site : https://salon-vinomed.com/