La Maison Les Bienheureux n’en finit plus de faire parler d’elle, avec le lancement d’une nouvelle édition de son whisky haut-de-gamme Bellevoye en finish rhum. Mais aussi avec deux nouveaux produits lancés en grande distribution qui instaurent un nouveau standard qualitatif dans la catégorie

Difficile de croire que Les Bienheureux n’ont été lancés qu’en 2013. En moins de 10 ans, Alexandre Sirech et Jean Moueix sont en passe de réussir leur pari, celui de s’imposer comme une référence qualitative à prix contenu sur le marché des whiskys français. Et avec quelle créativité ! Celle-ci se décline en autant de couleurs d’étiquettes qui marquent chacun des finishs réalisés jusqu’ici. Aujourd’hui, c’est le Bellevoye orange qui arrive sur le marché avec un finish jusqu’ici encore jamais proposé par Les Bienheureux : du rhum.

Olivier Dumont, le maître de chai, rappelle que « les finishs en fûts de rhum ne sont jamais évidents à réaliser. Il y a souvent un résultat décevant lorsque l’impact aromatique n’est pas assez marqué et inversement lorsque les fûts marquent trop le whisky ». Un exercice d’équilibriste donc auquel Olivier s’essaye presque depuis le début de l’histoire de la Maison. « Nous avons fait plusieurs tests avec des barriques de producteurs qui ne nous satisfaisaient pas. Et puis, nous avons tenté l’expérience avec nos propres fûts utilisés sur notre rhum El pasador de oro. Et la magie a opéré ».

S’il est évidemment plus intéressant financièrement d’utiliser ses propres fûts (chacune des barriques utilisées pour un finish coûte entre 300 € et 400 € ! ), force est de constater que la dégustation lui donne raison. Le nez est assez peu marqué par le rhum et conserve toute sa typicité d’alcool de grain, même si quelques légères épices douces se laissent deviner à l’aération. En bouche, on retrouve un spiritueux très longiligne de l’attaque à la finale, marqué par beaucoup de finesse de texture. De l’élégance, notamment aromatique, qui est complexifiée par des notes de gousse de vanille et de fruits secs en fin de bouche. De très beaux amers accompagnent l’ensemble qui laisse poindre également une fine salinité agréable. Cette bouteille sera proposée à 49,90 € soit le même tarif que le Bellevoye blanc en finish Sauternes dont il partage la même rondeur.

Des beaux produits en grande distribution

Avec le rachat de la distillerie Bercloux en 2019, Les Bienheureux ont sécurisé davantage leurs approvisionnements et se sont surtout amusés avec des types d’alambics différents (Stupfler, alambic charentais et alambic à colonne double) pour autant de distillations spécifiques. Ainsi sont nés les whiskys Lefort (un blend) et Bercloux (un single malt qui sortira fin novembre).

Le premier est proposé à 19,90 € dans les rayons de la plupart des grandes surfaces françaises. Son prix le positionne comme concurrent direct de marques comme Jameson ou Monkey Shoulder. Mais la qualité du jus proposé risque fort de rebattre les cartes de la catégorie et de rapidement imposer auprès des consommateurs ce pionnier des blends français. Celui-ci est en effet suave, doté d’une jolie aromatique tout en affirmant une puissance certaine. Un blend de très belle constitution, qui saura plaire au plus grand nombre avec un excellent rapport qualité-prix.

Pour les fêtes de fin d’année, la Maison a même décidé de le proposer en coffret métal en exclusivité chez Carrefour. Une aubaine pour les cadeaux de fin d’année. Côté grandes surfaces toujours, c’est le whisky Bercloux qui lui aussi joue les agitateurs par une qualité irréprochable. Un très agréable single malt marqué par un élevage réussi en fûts de pineau blanc. Un spiritueux avec une vraie identité, porté par une vraie fraîcheur presque mentholée, qui sera proposé à 29,90 €. Et dans une bouteille gravée élégante qui ne cache rien au plaisir de l’ensemble.

Des prix contenus, donc, légèrement supérieurs à la concurrence, mais qui permettent de faire vivre un modèle social spécifique voulu depuis les origines par les fondateurs : salaire minimum de 2 000 € net pour tous dans l’entreprise, uniquement des CDI, des impôts payés en France et aucune subvention demandée. Une certaine idée du monde de demain qui s’écrit déjà aujourd’hui.