Amandine Borderie (Cuvée Séduction 2011) a remporté la nouvelle édition du Prix Raisin avec son Château Côtes de Rigaud en Puisseguin-Saint-Emilion. Une aubaine dans l’effervescence des Primeurs !

Chaque année, l’équipe du Prix Raisin s’étoffe tant et si bien que le vigneron élu gagne un lot de plus en plus gros. Oliver Dauga offre toujours ses services sur un an, idem pour Jean-Pierre Xiradakis qui met le vin sur ses tables, pour le tonnelier Jean-Christophe Varron qui donne des fûts, pour le négociant Benoît Ricaud-Dussarget qui commercialise la cuvée… S’ajoutent désormais l’attachée de presse Brinda Bourhis (Société Speechmark) qui va faire jouer son carnet d’adresses et Frédéric Jouffreau (Société Clictoutdev.com) qui met sur pied un site internet dernier cri. De fait, c’est Noël avant l’heure pour Amandine Borderie dont le vin est ressorti à la suite d’une dégustation à l’aveugle sur les appellations Lussac-Saint-Emilion et Puisseguin-Saint-Emilion.

« C’est plus qu’un coup de pouce, c’est un vrai accompagnement qui se transforme en motivation », avoue l’heureuse élue devant le bar du CIVB lors de la remise du Prix. « L’idée est vraiment de révéler des jeunes talents cachés qui connaissent des difficultés à se faire connaître », explique Jean-Christophe Varron, PDG de la tonnellerie Vinéa et fidèle partenaire du Prix Raisin. « Sincérité est le mot qui définit le mieux notre lauréate, son vin est franc, net, plaisant », ajoute l’incontournable consultant Olivier Dauga. Pour conquérir le Prix Raisin, il faut avoir moins de 40 ans et présenter un vin de moins de 10 euros. « L’effet est très important, ça donne de la notoriété et fait vendre des dizaines de milliers de bouteilles », reconnaît Frédéric Borderie, lauréat 2012 et propriétaire du Château Les Gravières de la Brandille (Bordeaux Supérieur). 2013 avait salué Amélie Durand dans les Graves et, d’après les bruits de couloirs, la prochaine édition pourrait avoir lieu du côté du Médoc ou vers Cahors…

Jean-Charles Chapuzet

groupeprixraisin