Comme chaque année depuis 2010, le baromètre Sowine / Dynata vient de présenter les éléments clé de la consommation des vins, bières et spiritueux cette année. Zoom sur les enseignements relatifs aux vins.

47% des Français interrogés s’estiment amateurs éclairés de vin, un chiffre en nette augmentation (+12 points en 12 ans). Et pourtant, quelque soit le niveau avéré ou supposé des consommateurs, tous continuent de plébisciter les vins de Bordeaux dans leur consommation. Sans grande surprise toutefois, la Bourgogne joue à armes égales du côté des plus experts, talonnée par la Champagne portée par une offre sans cesse plus diversifiée et enthousiasmante. Le Languedoc rentre lui aussi dans le top 5 des régions d’intérêt pour ce public de connaisseurs. A noter que ce dernier est, assez logiquement, celui qui est le plus prompt à dépenser des sommes importantes pour l’achat d’une bouteille. Il représente 69% des personnes prêtes à payer plus de 20€. Du côté des amateurs moins renseignés et des néophytes, une distinction s’opère avec la présence des vins de Provence mais aussi d’Alsace. Quoi qu’il en soit, une grande majorité des consommateurs (75%) préfère le vin en bouteille plutôt que proposé dans d’autres conditionnements tel que le BIB ou la canette (cette dernière attirant toutefois près de 5% du public, une tendance qui continue donc de s’installer). Hors bouteille, l’argument prix continue d’être le facteur essentiel dans le choix du produit.

Des achats en ligne et une sensibilité environnementale

En l’espace de 10 ans, les achats de vin en ligne se sont totalement démocratisés. Si du fait de la pandémie et des confinements, l’année 2021 avait marqué un record en la matière avec 45% des clients ayant acheté du vin en ligne, la tendance semble désormais durablement installée avec un niveau de 41% en 2022, bien loin des 12% constatés en 2012. Ces données sont tirées par une surpondération des plus jeunes générations, digital natives ou presque (les moins de 35 ans) pour qui l’acte d’achat sur internet est totalement banalisé. Plus de 50% d’entre eux utilisent ce canal, à l’instar des grands amateurs de vins qui peuvent ainsi accéder à une offre plus large et des vins parfois plus complexes à trouver. De manière plus générale, les achats qui sont réalisés font de plus en plus la part belle aux crus labellisés, qu’il s’agisse du label bio (désormais clairement identifié par près de 85% des consommateurs), de celui des vignerons engagés (36%), HVE (29%) ou Terra Vitis (26%). Seuls un tiers des personnes interrogées ne connaît ni les labels ni leurs significations. Désormais, une majorité de clients (53%) se déclare même prête à payer plus cher une bouteille qui est estampillée d’un label environnemental. Enfin, il convient de faire mention d’une évolution qui continuer de prendre de l’importance : celle de la consommation de vins à plus faible teneur en alcool voir de produits sans alcool. Tout en restant encore minoritaire, la progression est là avec 29% de personnes concernées. Avec, fait notable, une surreprésentation de consommateurs parmi les jeunes (44% chez les 18-25 ans).