Originaire de Fuissé dans le Mâconnais, Louise Panay a vinifié ses premiers vins il y a quelques semaines. Un retour aux sources pour cette jeune femme qu’elle imagine dans un bel élan de solidarité.

« Je suis Louise et je fais du vin ». Elle est comme ça Louise Panay, jeune, spontanée, volontaire. Elle reçoit sans chi-chi dans un caveau de Fuissé autour d’un morceau de saucisson et de fromage arrosés d’un verre de grenache vinifié en vendanges entières. Elle raconte son parcours : celui d’une jeune femme originaire du Mâconnais rapidement animées par des envies d’indépendance. Ses parents travaillent sur le domaine familial situé à Milly-Lamartine (Domaine Julia), village d’enfance du poète bourguignon, un vignoble d’environ 6 hectares dont du Pouilly-Fuissé. Dans un premier temps, Louise ne rêve pas de prendre la suite mais plutôt le large. Après une dizaine d’années d’expérience dans le monde de l’hôtellerie et un long voyage en Australie, l’appel de la vigne est finalement le plus fort. « En Australie tout le monde me demandait si j’allais reprendre le domaine de mes parents », se souvient-elle. La question a fini par faire son chemin…

Elle se forme au CFFPA de Beaune et effectue un stage chez Emmanuel Giboulot. Une rencontre qui va profondément la marquer. Le vigneron de Beaune est un des pionniers de l’approche bio à la vigne et de la moindre intervention en cave. Des fortes convictions et une grande expérience qu’ils s’emploient à transmettre.

La voilà prête ? Pas tout à fait à ses yeux. « J’ai vu trop d’exemples autour de moi de connaissances qui se sont lancées et n’ont pas réussi. Je n’ai pas envie de me planter », explique-t-elle. Elle a donc acheté cette année des raisins ou du moût pour élaborer ses propres vins et créer ainsi un négoce.
« L’objectif pour moi est, dans un premier temps, de créer mes propres vins afin de savoir si je me lance dans la suite de l’aventure : reprendre le domaine familial avec l’un de mes frères, ouvrier viticole depuis plusieurs années (…) A quelques années de la retraite de mes parents viticulteurs, il était temps de se manifester car les vignes ont commencé à se vendre.»

Il faut un peu d’aide pour cela et elle a mis en place une collecte de fonds sur Miimosa : www.miimosa.com/fr/projets/aidez-louise-a-creer-ses-premiers-vins

Elle est comme ça Louise Panay, et elle aurait bien tort de le cacher.