Ci-dessus : Clément Delécluse succède à Charlotte Guyot sacrée en 2019. (photos JB)
Ci-dessus : Clément Delécluse succède à Charlotte Guyot sacrée en 2019. (photos JB)

Pendant trois ans, l’ancien étudiant du lycée hôtelier de Talence a partagé son histoire au rythme de la chronique “Tribu” des élèves sommeliers avec les lecteurs de Terre de vins. Ce lundi à Rouen, il a inscrit son nom au palmarès d’un concours où de prestigieux professionnels l’ont précédé.

Clément Delécluse, un Ch’ti discret qui ne laisse rien paraître de ses émotions, avait pourtant les yeux brillants lorsqu’il est devenu, ce lundi 14 juin à Canteleu en Normandie, le 33e Meilleur jeune sommelier de France (moins de 26 ans) de l’histoire. Un succès qu’il a commencé à construire en janvier dernier lors de la sélection organisée un peu partout en France pour 120 candidats.
Avec onze autres talents prometteurs il s’est d’abord préparé pour une phase finale prévue à la mi-mars. Contraintes sanitaires oblige, l’Union de la Sommellerie Française a décidé de reporter ce rendez-vous. Et ce n’est que ce dimanche que tous se sont enfin retrouvé pour disputer la demi-finale. Surpris, bousculés parfois, mais finalement conquis par les épreuves proposées par le comité technique dirigé par David Biraud, les six sommelières (dont deux encore en formation) et cinq sommeliers ont dû attendre 9 h 30 ce lundi pour connaître ceux parmi eux qui disputeraient la finale. Clément Delécluse (Restaurant Empreinte à Lambersart) était alors accompagné par Marie Wodecki (lycée hôtelier de Chamalières et apprentie au Bistrot du sommelier) et Logan Guignot-Trufley (Villa René Lalique).

Voyage dans les verres et approche locavore

La volonté des organisateurs de la finale était de faire “évoluer le concours tout en respectant les fondamentaux”. Les fondamentaux, c’était la dégustation, l’accord mets-vins ou encore le service. Quant à l’évolution elle se traduisait approche environnementale en concevant un menu à l’approche locavore ou encore l’analyse d’un vin orange qui suscite l’intérêt de la jeune génération.
Les candidats ont également eu l’occasion de voyager dans les verres lorsqu’ils ont dû identifier six vins mono-cépages : gruner veltliner, chenin, nebbiolo, gamay, pinotage et malbec…
Clément Delécluse s’est montré le plus régulier, le plus sobre aussi. Second, voici cinq ans, du concours du Meilleur élève sommelier en vins de France, il a affiché l’étendue de ses progrès.
Avec ce titre il écrit un nouveau chapitre de sa jeune histoire dont les lecteurs ont suivi quelques épisodes dans les pages du magazine Terre de Vins entre mai 2016 et mai 2018 dans le cadre de la série Tribu élèves sommeliers.
Tout cela sous les yeux de Didier Jeanjean, son professeur de référence au lycée hôtelier de Talence. Un établissement qui a également formé un certain David Biraud…

Ci-dessous : Marie Wodecki, David Biraud, Clément Delécluse, Philippe Faure-Brac et Logan Guignot-Trufley.