Jeudi 1er mars, une quarantaine de propriétés de la célèbre appellation médocaine se laissent découvrir à Bordeaux. Parmi elles, des domaines fidèles à l’événement, mais aussi quelques participants pour la première fois. Portraits.

C’est désormais un incontournable annonciateur du retour du printemps à Bordeaux. Comme chaque année, l’appellation saint-estèphe est la star d’un soir au Palais de la Bourse. Le jeudi 1er mars (17h30-21h00), une quarantaine de propriétés, crus classés, crus bourgeois, mais aussi pépites plus confidentielles, viennent à la rencontre des amateurs bordelais. Présentation de quatre propriétés familiales qui font leur entrée en 2018 dans cette belle dégustation : château La Croix de Pez, château Haut Baron, château Tercesne, domaine Fleuron de Liot.

Château La Croix de Pez
L’aventure de Cyril Frémy sur la rive gauche a débuté en 2014, lorsqu’il commence à exploiter 7 hectares de vignes appartenant à son beau-père. Déjà aguerri au vin, cet ex-maître de chai, qui a officié rive droite, apprend à connaître ce parcellaire planté à 45% en merlot et 65% en cabernet sauvignon. De la rive droite, il a gardé « son amour pour le merlot. Le fruit est primordial. J’opte pour un élevage sommaire en barriques afin de le préserver. Je veux créer des vins soyeux, je n’aime pas les vins rustiques et austères comme on a pu en faire dans les années 1980. » Après avoir participé chaque année à cette « géniale dégustation de saint-estèphe » comme amateur, il passe de l’autre côté de la table pour présenter ses millésimes 2014 et 2015 (17,50€).

Château Haut-Baron
Christine et Thierry Baron ont créé en 1989 le château Haut-Baron. Après avoir longtemps porté leur vendange en cave coopérative, ils embouteillent eux-mêmes leur vin depuis 2011. Depuis 2014, en plus de leur cuvée en appellation haut-médoc, ils ont acquis 1,30 ha de vignes en appellation saint-estèphe. Leur saint-estèphe, assemblage à parts égales de merlot et cabernet sauvignon, est élevé 18 mois en fûts de chêne avec 40% de barriques neuves. Il se veut un vin “avec beaucoup de couleur, de structure et de matière, un beau volume en bouche et du gras.” « Fiers de faire partie de cette appellation saint-estèphe », ils viennent faire découvrir ce 1er mars leur millésime 2015 “très rond et avec beaucoup de sucrosité” et leur 2014 “beaucoup plus puissant” (15€).

Château Tercesne
Enfant du Médoc, Jean-François Druesne a écouté sa passion pour le vin. Ce chauffeur de bus a racheté en 2015 34 ares de vignes au château La Haye. Avec l’appui de son frère Marc, lui-même viticulteur au château Marceline (également présent au Palais de la Bourse ce 1er mars), il cultive cette micro-parcelle avec soin. Le vignoble est planté à quasi-égalité en merlot et cabernet sauvignon avec un soupçon de petit verdot. Les vendanges sont manuelles et la vinification suivie par le maître de chai du château Rauzan-Ségla (2e grand cru classé de Margaux), pour produire seulement 2500 bouteilles. En dégustation le 1er mars, le premier millésime produit par la propriété, 2015, un ” bon millésime, rond, pas trop tannique, agréable à boire. Un vin jeune sur le fruit, déjà abordable » (15€).

Domaine Fleuron de Liot
Déjà propriétaire du château Moulin de Blanchon (Haut-Médoc), la famille Négrier (Henri et Martine, et leurs deux fils Sylvain et Vincent) a acquis en 2009 trois hectares de vignes à Saint-Estèphe. Planté à égalité en merlot et cabernet sauvignon, ce terroir donne naissance à la cuvée “Domaine Fleuron de Liot”. Avec le même assemblage que “Moulin de Blanchon”, moitié merlot et moitié cabernet sauvignon, les crus offrent, aux dires de la propriétaire “un style très différent, avec des vins plus fins, structurés et goûteux.” A retrouver en dégustation ce 1er mars, les millésimes 2014 (16€) et 2015 (15€). Cette cuvée est en vente à la propriété, à la maison du vin de Saint-Estèphe, à celle de Pauillac, et à celle de Saint-Seurin-de-Cadourne.

RÉSERVEZ VOS PLACES CI-DESSOUS !