Après les violents orages de grêle qui ont détruit plusieurs milliers d’hectares à Vouvray et à Montlouis, c’était au tour du vignoble de Cahors de subir les foudres du ciel, mardi soir dernier vers 19h30.

Même si les dégâts ne sont pas encore entièrement mesurables, l’Union Interprofessionnelle des vins de Cahors annonce d’ores et déjà plus d’une centaine d’hectares de vignes ravagées. Vignes cassées, feuilles découpées, floraison largement compromise sur les ceps restants…. Le millésime 2013 s’annonce forcément compliqué pour tous les vignerons victimes de ces violentes grêles qui ne sont pas encore reconnues comme « catastrophes naturelles », et très peu prises en charge par les assurances.

Les secteurs les plus touchés par la grêle se situent autour du village de Trespoux (Mas del Perié, domaine de Combarieu, domaine des Trois Cazelles, domaine du Mériguet) et de Villesèque (Clos Troteligotte), dans le département du Lot.

« Je me suis installé en 2006, j’ai grêlé déjà quatre fois, la dernière fois en 2010. Mais jamais comme ça », raconte Fabien Jouves, jeune vigneron talentueux de Mas del Perié, sur le territoire de Trespoux (vignes de Cahors). « J’ai préféré quitter la dégustation que j’étais en train de faire (organisée par le syndicat des vins bios d’Aquitaine à Vinexpo – NDLR), pour rentrer au plus vite voir mes vignes, et constater les dégâts. L’orage a presque tout détruit, avec des grêlons qui allaient jusqu’à 6 cm de diamètre. Surtout en pleine floraison, avec très peu de feuillage ». Les dégâts réels se constateront aux vendanges, mais il pense « avoir perdu près de 70 % de la récolte », avec certaines parcelles touchées à 100 %, et donc des difficultés évidentes pour la plante à repartir sur le prochain millésime. « On est mal engagé. Mais nous verrons après la récolte de cette année, et pendant la taille de l’hiver prochain », témoigne Fabien.

Des initiatives de solidarité se profilent déjà, parmi les nombreux messages de soutien diffusés par les cavistes, les médias et les vignerons d’autres régions sur les réseaux sociaux. Toute la rédaction de Terre de Vins se joint à eux pour apporter son soutien aux vignerons.

L.G.