Achats d’hectares supplémentaires, rénovation, biodynamie : Christophe Gruy, le PDG du groupe Maïa, a la ferme intention d’amener sa propriété au “top”, comme il l’a détaillé hier en fin de journée au Café des Lumières.

Invité du Café des Lumières de ce Lyon Tasting 2019, Christophe Gruy, le PDG du groupe Maïa, est revenu sur les ambitions qu’il nourrit pour son superbe et historique château de La Chaize en Beaujolais. Propriétaire depuis deux ans de ce monument étendu sur 320 hectares dont 132 de vignes, l’objectif affiché est bien de continuer à voir en grand. Et même en très grand.

Côté vignes, Christophe Gruy a confirmé son intention d’atteindre les 150 hectares de vignes. Avec un programme d’achats déjà arrêté : “20 hectares de côtes de Brouilly, 20 hectares de Fleury et 10 hectares de Saint-Véran.” Par ailleurs, quelques cépages de viognier vont être plantés. A titre expérimental pour commencer. Alors que la production actuelle avoisine les 300 000 bouteilles par an, à terme, c’est-à-dire une fois passé à 150 hectares, La Chaize devrait mettre en marché entre 600 et 700 000 bouteilles.

Reste que cet agrandissement répond à un autre projet, également en cours : la rénovation du chai, déjà dimensionné pour 150 hectares. Coût de l’opération : une vingtaine de millions d’euros. Une facture qui s’explique aussi à la lueur des dimensions de ce bâtiment classé aux monuments historiques : près de 120 mètres de long.

Biodynamie

Mais ce n’est pas tout. Comme Christophe Gruy l’a indiqué : un deuxième chai est également en cours de construction. “Pour le stockage, la mise en bouteilles et des locaux pour les salariés”. Enfin, le château, qui a été fait d’une seule pièce, fera lui aussi peau neuve. Et sera rénové. Avec à la manœuvre Didier Repellin, l’architecte qui a signé la restauration de la Villa Médicis et celle de l’Hôtel Dieu à Lyon.

Cette campagne d’investissements XXL concernera également la conduite du vignoble. Où là encore la barre a été placée à son maximum. L’objectif est clair : engager, dès 2020, la conversion de la totalité du vignoble en biodynamie. Ce qui devrait prendre 4 ans. Une préoccupation environnementale qui s’accompagnera d’autres équipements. Avec là aussi un souci d’innovation : “Nous aurons un petit parc solaire, un pédiluve pour entrer dans la propriété et la voiture sera interdite. Nous aurons des véhicules électriques”, annonce Christophe Gruy, qui veut un domaine « zéro CO2, zéro déchet”. Pas question donc pour La Chaize de s’asseoir sur les lauriers de son illustre passé.

www.chateaudelachaize.fr