Juste après l’annonce du prix d’Angélus 2012, Château Pavie, l’autre nouveau premier grand cru classé A parmi de Saint-Emilion, a affiché le sien : les deux “grands promus” sont sur la même longueur d’onde.

La définition du prix des vins en primeurs à Bordeaux est toujours un exercice d’équilibriste périlleux où tous les acteurs du monde du vin (châteaux, courtiers, négociants, journalistes, acheteurs internationaux) observent avec beaucoup d’attention les décisions de leurs voisins.

Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les grands crus classés de Saint-Emilion. Avec l’annonce du nouveau classement en septembre dernier, la promotion de plusieurs vins au statut de cru classé ou de premier cru classé, et la menace d’annulation qui plane après le dépôt d’une plainte contre X auprès du procureur de Bordeaux, le tout dans un contexte délicat où tout le monde demande une baisse des prix mais où la rive droite peut se féliciter d’une meilleure réussite en 2012 qu’en 2011, la définition du “juste prix” est plus difficile que jamais.

Du côté des deux nouveaux Premiers grands crus classés A de Saint-Emilion, qu’il s’agisse d’Hubert de Boüard (Angélus) ou de Gérard Perse (Pavie), on avait annoncé la couleur dès la semaine des primeurs : il y aurait bien une hausse, compte tenu de “l’effet classement”. Mais il fallait savoir l’adapter à la conjoncture. C’est Hubert de Boüard, tout en reconnaissant (voir ce lien) qu’il s’agissait de “sa plus difficile décision sur les prix depuis 25 ans”, qui a dégainé le premier en annonçant son Angélus 2012 à 210 € HT ; soit une hausse de +30% par rapport à 2011.

Dans la foulée, Gérard Perse a annoncé le prix de son Pavie 2012, qui se situe à hauteur d’Angélus : il est ainsi annoncé à 212 € HT sur le site de Lavinia. Les deux nouveaux champions de Saint-Emilion progressent donc main dans la main…