Souhaitant prolonger dans le domaine culinaire la carte blanche qu’offre chaque année le champagne Ruinart à un artiste pour éclairer la maison d’un nouveau regard, la marque a décidé de confier à trois chefs la composition de paniers-recettes destinés à accompagner ses cuvées Ruinart Blanc de Blancs, Ruinart Rosé et R de Ruinart 2011.

Comme les trois bonnes fées qui se sont penchées sur le berceau de la Belle au Bois Dormant, ce sont trois chefs, Cathy Paraschiv, Céline Pham et Antonin Bonnet, qui sont venus enchanter la Maison Ruinart par leurs créations culinaires. Le résultat ? Trois paniers contenant chacun la recette d’un déjeuner complet accompagné des ingrédients et de la cuvée iconique qu’ils viennent interpréter. Cathy Paraschiv et Céline Pham ont accepté de nous en dire plus sur cette belle aventure.

Cathy Paraschiv : “le champagne se déguste d’abord avec les yeux”

Dans la cuisine de Cathy Paraschiv, résonne ses racines gréco-romaines. On ne s’étonnera donc pas de découvrir en entrée un “œuf mollet, polenta rôtie, crème de fêta, caviar déshydraté, kadaïf” pour mettre en valeur le rosé de Ruinart. “Je trouve que cette cuvée à une sucrosité particulière que j’avais envie d’accompagner en prolongeant en bouche le côté beurré mais aussi en profitant de cette acidité qui va laver le palais”. Le plat principal, une truite infusée à la rose agrémentée d’eau de grenades et de menthe poivrée fait écho “aux saveurs de fruits rouge du vin tandis que la menthe poivrée renvoie au picotement délicat des bulles. Bien sûr, l’idée était aussi de jouer avec les couleurs : pour moi le champagne se déguste d’abord avec les yeux !” Le fromage de chèvre, un crottin de la ferme du Chatain, gras, avec une pâte coulante, crée un bel équilibre avec l’acidité du champagne. Enfin, pour le dessert, l’ensemble “glace de yaourt grec, crumble à la cannelle, mandarine”, ne devait pas être trop sucré et rester sur des notes d’acidité. On peut ainsi conserver la même cuvée avec le même dosage tout au long du repas. La mandarine souligne aussi les arômes de pamplemousse du vin et donne ce côté rafraîchissant, idéal pour conclure un déjeuner avec une sensation de légèreté.

Céline Pham : le champagne, une leçon d’équilibre

Céline Pham, d’origine vietnamienne, aime composer avec des saveurs marquées tout en cherchant à obtenir une cuisine “très balancée, avec de l’acidité, des herbes fraîches”. Pour elle, la rencontre avec la Maison Ruinart s’est aussi faite autour d’une certaine éthique. La jeune cuisinière a particulièrement apprécié le nouvel étui éco-conçu de la Maison en forme de seconde peau qui protège le champagne de la lumière : “c’est un joli clin d’œil avec cette texture et cette couleur qui font penser à celles des crayères !” Une démarche qui rejoint celle qu’elle a engagée en faveur de la lutte contre le gaspillage, en récupérant les invendus des épiceries bios et des restaurants. “J’ai voulu magnifier ces produits dont personne ne veut parce qu’ils ont des petits défauts pour en faire des repas offerts aux gens qui sont dans le besoin. C’est d’ailleurs encore un des principes que l’on retrouve dans l’assemblage du champagne : en conjuguant certaines imperfections, on arrive parfois à en faire une qualité ! Mon projet s’appelle ‘Restaurer’ : restaurer à la fois les produits en leur donnant une seconde vie et les personnes”.

Pour son panier, accordé avec la cuvée Ruinart Blanc de Blancs, Céline Pham a “voulu mettre en évidence les saveurs de fruits frais, toujours dans un exercice d’équilibre des arômes. Par exemple sur l’entrée avec la langoustine juste tiédie, je vais chercher le sucre de manière naturelle en réduisant du jus de carotte avant de faire exploser le goût de la vinaigrette avec un simple jus de citron et du gingembre.”

Panier de recettes pour 2 convives : 130 euros. Disponible uniquement à Paris. Réservations sur www.ruinart.com