Après une précédente édition à Marseille, Millésime Bio revient sur ses terres d’origine pour cette 25eme édition, du 29 au 31 janvier à Montpellier. L’occasion, pour ce salon qui accompagne depuis 25 ans le succès planétaire des vins certifiés en agriculture biologique, de réaffirmer que le bio n’est pas délocalisable.

Ils ne reparleront pas de l’épisode marseillais et de la guerre des calendriers qui opposait l’an passé SudVinBio, les organisateurs de Millésime Bio, avec l’autre salon viticole régional, Vinisud (du 18 au 20 février à Montpellier). Après un succès retentissant au parc Chanot à Marseille (4000 visiteurs uniques pour une première et unique édition 2017), l’ardoise est effacée. Mais la leçon est apprise. « Cela a prouvé deux choses : où que Millésime Bio se trouve, nos exposants et nos visiteurs nous suivent. N’eût été sa forte attache en région Occitanie, c’est un salon international qui peut bouger », insiste Nicolas Richarme, président de la commission Millésime Bio.

Non délocalisable et terriblement indépendant, le salon Millésime Bio retrouve donc ses prérogatives pour cette 25 édition anniversaire : de dates d’abord, du 29 au 31 janvier au parc des expositions de Montpellier, comme c’était le cas des précédentes éditions. « Nous avons toujours été le premier salon de la saison… avant Vinisud, avant Prowine, explique Nicolas Richarme. Quand nous avons créé il y a vingt-cinq ans Millésime Bio, l’offre en vins concentrait majoritairement des IGP, c’est-à-dire des vins que l’on peut vendre tôt. Ce créneau stratégique et différenciant du mois de janvier – une période creuse -, a été essentiel pour faire connaître nos vins en permettant aux acheteurs de prendre le temps de réfléchir et de créer leurs gammes. »

Numerus clausus

C’est d’ailleurs ce que défend encore aujourd’hui ce salon : une dimension humaine, inchangée malgré la croissance des vins bios dans le monde et l’essor spectaculaire de la filière française du vin bio ; cette dernière a triplé son chiffre d’affaires en 7 ans pour dépasser les 1,2 milliards d’euros avec une croissance annuelle moyenne de 18%. Face à ces chiffres enivrants, Millésime Bio affirme la régularité d’une formule gagnante, reconduite encore cette année : l’ensemble des exposants est certifié en Agriculture biologique (ceux en conversion devront attendre la labellisation pour s’inscrire au salon), tous participent dans les mêmes conditions, sur une simple table tirée au sort pour l’emplacement, un numérus clausus de 1000 exposants (dont un quart d’étrangers avec 15 nationalités différentes) est volontairement imposé, pour conserver une échelle humaine à ce rendez-vous.

« Tous les ans le numerus clausus évolue, précise Nicolas Richarme. L’an passé nous limitions les entrées à 900 exposants, cette année nous passons la barre des 1000 parce que c’est les 25 ans du salon, considérant que depuis dix ans nous avons une liste d’attente de 130 exposants qu’on ne pourra pas laisser sur le carreau indéfiniment. Et que le potentiel des vignerons étrangers souhaitant venir sur le salon croît tous les ans. »

Avec 230 exposants étrangers cette année (23%), Millésime Bio qui concentre 77% d’exposants français (dont 32% de vignerons occitans) réaffirme en cette année anniversaire, sa dimension internationale. Et table sur un visitorat lui aussi en croissance (5000 visiteurs uniques escomptés), pour fêter les vingt-cinq ans.

Millésime Bio, du 29 au 31 janvier au parc des expositions de Montpellier.
www.millesime-bio.com