(Photo L. Gotti)
(Photo L. Gotti)

En 2017, l’Interprofession des vins de Bourgogne rédigeait une charte sur l’utilisation des produits phytosanitaires. Elle va mettre en place, dans les prochaines semaines, un référentiel de bonnes pratiques qui pourrait devenir un label.

La charte baptisée « Engager nos terroirs dans nos territoires » signée le 4 juillet 2017 n’était donc qu’un premier pas. Frédéric Barnier, président de la commission technique de l’Interprofession des vins de Bourgogne et œnologue à la maison Louis Jadot, a en effet annoncé vouloir passer à la vitesse supérieure. Il a d’abord constaté les lacunes de la démarche initiale : « Nous avons des difficultés pour aller jusqu’au bout, pour toucher tous les producteurs de vin. L’information est parfois mal diffusée. Cette charte on l’a voulu incitative, volontaire, mais on sent bien les limites de cette démarche volontariste. », exposait-il lors du colloque Vinosphère à Beaune, le 14 février. Pas question pour autant de baisse les bras pour autant, au contraire. L’intervention d’Anne Parent, viticultrice bio à Pommard, n’a laissé aucun doute sur le sujet : « le plus dur c’est simplement de prendre la décision de changer » a-t-elle martelé devant de nombreux confrères.

« Maintenant que l’on a pris cette direction avec la charte, il va falloir la transformer en méthode, en cadre, en concrétisation dans nos pratiques viticoles. La question est de savoir comment on fait ? Certains s’engagent individuellement, mais collectivement, c’est beaucoup plus difficile. Cette charte, il faut maintenant qu’on la transforme en label, en référentiel. Une première version devrait apparaitre dans les jours qui viennent. La campagne 2019 doit être celle de la mise en pratique. », a précisé Frédéric Barnier.

Un référentiel dont les axes forts seront les alternatives aux herbicides, la non-utilisation des produits dits CMR (cancérogènes, mutagènes ou repro-toxiques) ou encore la qualité du matériel viticole, notamment les pulvérisateurs.