La nouvelle cuvée Henriot, baptisée Cuve 38, restitue en magnum une réserve perpétuelle initiée en 1990. Un champagne haut de gamme taillé pour la gastronomie.

« L’histoire du père concrétisée par le fils ». Cette formule signée Laurent Fresnet, chef de cave de la maison familiale Henriot, résume un projet initié par Joseph en 1990 et bouclé par Thomas fin 2014.
Nom de code : Cuve 38. Particularité de cette nouveauté pour la première fois en bouteille : réserve perpétuelle constituée depuis la vendange 1990 jusqu’au millésime 2007 (façon soléra donc).

Objectif rappelé par le directeur général Thomas Henriot : « Révéler l’ADN de la maison », très marqué chardonnay-fraîcheur-élégance.
Disponibilité et prix : 1000 magnums en fin d’année 2014 chez Henriot, dans le réseau cavistes de France et à l’export, 500 euros TTC le flacon.

Le principe de ce blanc de blancs Grand Cru, dosé en extra-brut ? « Notre cuve de 467 hl, qui porte le numéro 38, est enrichie tous les ans, depuis 1990, de 3 à 20 % des chardonnays d’exception de l’année », résume le chef de cave. « Les vins vivent une évolution permanente, un assemblage perpétuel ».

« C’est de la folie »

Thomas Henriot revendique cette création rare de terroirs prestigieux en Côte des Blancs : Oger, Le Mesnil-sur-Oger, Chouilly et Avize. Ce champagne « d’une énorme fraîcheur, enrichi de la matrice des anciens millésimes », concrétise « 25 ans de recherche, de développement, d’acharnement. C’est de la folie ! »

Dans le verre (bien adapté comme celui créé par Philippe Jamesse, sommelier aux Crayères à Reims) nous pouvons parler aussi de « mouvement perpétuel », d’un « millefeuille organoleptique ».

Ce champagne de gastronomie se dévoile avec tact et finesse, en prenant son temps. Il restitue fraîcheur dense et bulles délicates, minéralité et douceur sur les agrumes, le beurré-crémeux, puis le toasté-grillé. Il flirte avec la viennoiserie, s’affirme délicat puis volumineux, évolue encore et toujours…

Et nous restons ici en présence d’un grand champagne, surtout pas d’un vieux vin.

Thierry Perardelle

www.champagne-henriot.com

Notre photo : Le prix de cette exception champenoise : 500 euros le magnum. Pour la dévoiler dans son château Les Aulnois à Pierry (près d’Epernay), Henriot a choisi les accords justes et pointus de Nicolas Isnard (Auberge de la Charme à Prenois, Côte d’Or, 1 étoile Michelin).
– Homard breton en chaud-froid, artichauts grillés, pêche de vigne, verveine.
– Ris de veau façon blanquette, citronnelle, agrumes.
– Riz au lait, caramel au beurre salé, espuma passion en sphère.