Les 14 et 15 décembre prochains, le festival des grands vins organisé par « Terre de Vins » prendra ses quartiers autour de la Place de la Bourse de Bordeaux. Parmi la fabuleuse diversité représentée par la vingtaine de domaines venus de tous les terroirs français, zoom sur ce ligérien, participant pour la première fois

« Je connais l’événement pour y avoir participé comme visiteur, j’avais grandement apprécié la qualité de l’organisation. L’image premium renvoyée par Bordeaux Tasting colle vraiment bien avec les ambitions de la Soucherie et avec nos perspectives de développement, dans le sud-ouest notamment. » A deux semaines de ce week-end festif, Vianney De Tastes, directeur d’exploitation de ce domaine niché à Beaulieu-sur-Layon, dans la vallée du Layon, à vingt minutes au sud d’Angers, ne cache pas son impatience à venir faire découvrir la magie de trois des cuvées blanches issues du chenin.

Voilà treize ans que Roger Beguinot – entrepreneur à la tête d’un groupe agro-alimentaire et d’hôtels parisiens -, a eu le coup de foudre pour le château Soucherie. Une acquisition certainement visionnaire sur « cette terre de vrais grands blancs secs et liquoreux, qui rivaliseraient sans aucun doute à l’aveugle face aux plus grands. » Sur ses 25 ha, 20 sont dévolus au chenin blanc, le reste planté majoritairement en cabernet franc, agrémenté de l’autochtone grolleau pour les cuvées rouges, et de gamay principalement employé pour les rosés. Sur les sols de schistes (adjoints d’une pincée d’argile), le chenin fait des merveilles. « L’alliance sol-cépage donne des vins très tendus, minéraux, salins. On cultive ce profil de vins très purs, droits, sur la tension, en excluant tout artifice » décrit Vianney De Tastes.

Travail soigné

Pour tirer profit de ce « terroir fabuleux », le directeur d’exploitation, arrivé il y a un an, perpétue la ligne de conduite acquise lors de ses années d’expériences dans le sud-ouest : « un minimum d’interventions à la cave, et beaucoup de soin manuel à la vigne », résume-t-il. « Au vignoble, nous pratiquons l’ébourgeonnage, l’échardage…, cela permet une bonne maturité, mais sans aller jusqu’à la surmaturité. Je préfère qu’on ramasse un tout petit peu avant, plutôt qu’un tout petit peu après la maturité optimale, pour garder notre signature de vins. » Pour les blancs secs, après des vendanges manuelles, les baies sont pressées et entonnées immédiatement dans des barriques de 500L, puis laissées sur lies pendant leur élevage, sans aucun soutirage, seulement des bâtonnages, avant d’être mis en bouteille. Avec à la clé « une fraîcheur qui risque de surprendre un peu les Bordelais, dont je fais encore partie, mais permet complexité et qualité dans la garde. » Produire « propre » est aussi l’une des préoccupations primordiales du domaine. Et ce, de longue date. « Je suis arrivé le 2 janvier 2019, le 9 j’avais engagé la démarche de certification officielle ! raconte en souriant le directeur d’exploitation. Mais je n’ai aucune gloire à en tirer, tempère-t-il, les équipes travaillaient depuis dix ans sans produits de synthèse, 95 % des pratiques étaient déjà bio, il manquait juste la certification. »

Trio blanc à « Bordeaux Tasting »

Lors des deux jours de la manifestation bordelaise, les amateurs découvriront trois cuvées « principalement présentes en restauration gastronomique ». « Blanc ivoire » 2018 (Anjou), « notre cuvée notre best-seller, est un vin sec très tendu, très aromatique. » « Clos des Perrières » 2016 (AOC Savennières), « notre haute-couture, est issu d’un clos d’1,5 ha dans le village, avec quatre terroirs, schistes, pierre volcanique, granit et sable, imposant quatre périodes de ramassage de 20-25 rangs à chaque fois. Les vignes font face à l’église et de l’école, nous imposant d’être encore plus vertueux que vertueux. » Enfin, le « Côteaux du Layon Chaume 1er cru » 2015, commercialisé à partir de janvier, est la parfaite alliance entre concentration aromatique et fraîcheur en finale. » La propriété fait volontairement vieillir ses vins avant de les commercialiser, « pour qu’elles reprennent du charme et soient moins austères, les cuvées issues de chenin étant un peu plus strictes que les sauvignons et sémillons bordelais. »

Passion réceptive

De par son expérience en hôtellerie, le propriétaire n’envisage pas le réceptif autrement que d’une haute qualité. Que ce soit côté viticulture ou œnotourisme, « La Soucherie doit être à l’image de cette activité, donc on se doit de faire les choses d’un niveau premium » affirme Vianney de Tastes. Le domaine compte déjà une boutique, et propose également à la location « La Maison des Amis », composée de quatre chambres d’hôtes, ainsi que la villa privée « La Maison des Vignes », gîte****. Pour continuer son développement, la propriété s’est allouée depuis octobre les services d’une chargée d’œnotourisme et de clientèle d’affaire, déjà largement accueillie sur place.
En ligne de mire « normalement sous 24 mois », comme l’espère Vianney de Taste, la construction d’un nouveau bâtiment de production plus qualitatif et éco-responsable (chai gravitaire, meilleure gestion du froid, meilleure régulation thermique), regroupant cuvier, chai à barriques, espace de stockage et de commandes, et bâtiment administratif.

Horaires détaillés :
Samedi 14 décembre de 10h à 18h30.
Dimanche 15 décembre de 10h à 18h.
Entrées ouvertes aux visiteurs :
jusqu’à 17h45 le samedi et 17h15 le dimanche

Informations pratiques
Tarifs
Pass 1 JOUR SAMEDI – 27 €
Pass 1 JOUR + abonnement SAMEDI – 29 €
PASS 1 JOUR DIMANCHE – 23 €
PASS 1 JOUR + abonnement DIMANCHE – 25 €
PASS 2 JOURS “GOLD” + abonnement – 39 €

ATTENTION ! Billets non échangeables, non remboursables.