Le nom de Coutanceau s’associe aux cognacs de Fanny Fougerat pour une expérience singulière sublimant l’air marin et les arômes de l’eau-de-vie charentaise. C’est la bonne nouvelle du week-end.

Il est des rencontres évidentes. On ne présente plus Christopher Coutanceau et Nicolas Brossard qui président aux destinées du restaurant 3 étoiles de La Rochelle. On connait bien aussi Fanny Fougerat qui élabore des cognacs de vignerons, des eaux-de-vie sur-mesure. “J’ai rencontré Fanny il y a cinq ans, et sa démarche d’excellence de sélection de cru, d’assemblages subtils de millésimes, nous avait amenés à créer une première cuvée issue d’un fût de Borderies 1994, produite à 490 exemplaires”, raconte le sommelier et codirigeant de la table rochelaise, Nicolas Brossard. “Cette nouvelle aventure nous pousse encore plus loin dans la création et l’adéquation avec notre terroir au sens large et notre cuisine. J’ai hâte d’être plus vieux de deux ans pour goûter cette eau de vie de cognac unique !”

Partant de cette quête de l’excellence et d’un travail tout en précision, les acteurs ont fini par trouver un projet à leur mesure, si ce n’est leur démesure. Le 25 janvier prochain, le trio va se rendre à la Flotte dans l’Île de Ré pour une expérience, celle d’élever un cognac en fûts dont les bois ont séché au bord de l’océan. Les chênes merrains vont être déposés sur le site de production de la maison ostréicole rétaise Henry. Ils proviennent de la Tonnellerie de Jarnac et resteront un an à l’air libre dans les embruns marins. Des analyses ont été effectuées en amont et le cognac devrait épouser une palette de parfums étonnants autant qu’élégants. “Je suis persuadé que l’alliance de l’iode et du cognac fonctionne à merveille. Nous sommes en quête permanente de création et nous avons l’opportunité de réaliser un travail formidable avec Fanny Fougerat”, souligne Christopher Coutanceau.

Désormais rendez-vous dans un an pour élaborer les fûts et y loger une eau-de-vie sélectionnée parmi les trésors de Fanny Fougerat qui ne cache pas bonheur : “C’est une très belle reconnaissance de travailler avec eux, c’est même extraordinaire pour la petite vigneronne et distillatrice que je suis, il faut saluer la Tonnellerie de Jarnac qui nous met à disposition les bois, enfin, on ne peut pas dire combien de temps durera le finish cask, nous dégusterons les fûts régulièrement…” Il en ressortira une série limitée de 1140 flacons.