Ci-dessus : le président Jacques Gravegeal et la directrice Florence Barthès (Photo archive Jean Bernard)
Ci-dessus : le président Jacques Gravegeal et la directrice Florence Barthès (Photo archive Jean Bernard)

Quelques jours après le CIVL (association des producteurs et du négoce des AOC du Languedoc et des IGP Sud de France, qui représente un tiers de la surface du vignoble languedocien), l’IGP Pays d’Oc (qui représente la moitié de la production du Languedoc-Roussillon) a à son tour communiqué sur l’épisode de gel qu’a traversé le vignoble. Pas de chiffres sur les pertes mais des perspectives de relance.

“Par son intensité et son ampleur, la vague de gel a fortement impacté notre vignoble à différents niveaux selon les secteurs”, constate-t-on à l’IGP Pays d’Oc tout en réservant à plus tard une évaluation plus précise des pertes engendrées par le gel (en espérant aussi et surtout que les calamités climatiques s’arrêtent là).

La moitié de la production du Languedoc-Roussillon

Né en 1987, à l’initiative du négociant sétois Robert Skalli et de Jacques Gravegeal (alors président des Jeunes Agriculteurs de l’Hérault et aujourd’hui président historique de Pays d’Oc), l’IGP Pays d’Oc peut être produite dans toute l’ex-région Languedoc-Roussillon.

Ses créateurs l’avaient bâtie pour être un vaisseau de conquête à l’export, champion français des vins de cépages. Le succès, notamment, des vins rosés, qui sont actuellement le moteur de sa croissance, a équilibré sa balance commerciale et sa visibilité sur le marché domestique au tournant des années 2000-2010.

A l’heure actuelle, l’IGP Pays d’Oc représente chaque année plus ou moins la moitié des 12 à 14 millions d’hectolitres produits dans les quatre départements du Gard, de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Cette moyenne variable et plutôt dans la partie basse de la fourchette, autour de 12 millions d’hectolitres, en 2019 et 2020, devrait battre un nouveau record à la baisse en 2021, mais dans des proportions que l’IGP Pays d’Oc se laisse le temps d’évaluer.

Continuer à travailler les marchés pour préparer la relance

“La récolte 2021 est certes largement amoindrie mais cette calamité ne doit pas nous faire perdre de vue l’objectif de notoriété sur lequel nos structures pourront s’appuyer pour rebondir dès la récolte 2022”, précise-t-on à l’IGP Pays d’Oc.

Déjà animateur d’un Club des Marques pour soutenir la promotion et la commercialisation de l’IGP par ses producteurs et négociants, l’IGP Pays d’Oc a créé en 2020 le Club CHR (Café, Hôtel, Restauration) “pour conquérir les restaurants de nos territoires (…) et [former] l’ensemble des prescripteurs du CHR aux valeurs qualitatives de nos cépages sous signe de qualité”. Cet axe stratégique de développement pour les vins de Pays d’Oc était identifié depuis plusieurs années, l’IGP Pays d’Oc et Terre de Vins s’étaient ainsi associé pour une édition du Tour des Cartes en 2017.

Cette année, il prend un sens tout particulier avec la crise sanitaire et le besoin des producteurs et des distributeurs de vins de se soutenir mutuellement. L’effort de promotion, de communication et de formation des vins de Pays d’Oc se traduira dans un premier temps en région et en particulier sur le littoral méditerranéen, pour tirer le meilleur profit de la saison estivale. “Plus que jamais, nous aurons besoin de l’appui des consommateurs qui devront privilégier la carte locale qui s’inscrit durablement dans les comportements d’achat. Le vin est fondamentalement imprégné dans la culture française et c’est ce qui nous donne la force de continuer”, conclut le Président Jacques Gravegeal.