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Les 20 ans de Monbousquet, entre Dali et Amanda Lear

Auteur

La
rédaction

Date

10.09.2014

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Entre deux coups de sécateur – hier matin débutaient les vendanges des blancs « qui s’annoncent très beaux » – Gérard Perse, par ailleurs propriétaire du Premier Grand Cru Classé A de Saint-Emilion Château Pavie, a célébré avec sa femme Chantal, sa fille Angélique et son gendre Henrique Da Costa, sa vingtième vinification du château Monbousquet (2013, en cours d’élevage), Saint-Emilion Grand Cru Classé. Tout un symbole. C’est en effet avec ce château bordelais que l’ancien patron de la grande distribution a fait ses premières armes de propriétaire viticole. Un château où il vit aujourd’hui par ailleurs.

Pour célébrer cet anniversaire, la presse était conviée au Dali – Hôtel Le Meurice à Paris, pour une verticale de Château Monbousquet et un repas à quatre mains, réalisé par Cédric Béchade, nouveau chef de l’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion, avec la complicité de Christophe Saintagne, chef exécutif de l’Hôtel Le Meurice, tous deux disciples d’Alain Ducasse, présent à cette occasion.

Parmi les convives, Dali oblige, une invitée d’honneur : Amanda Lear. Entre deux répétitions de « Divina », la pièce avec laquelle elle s’apprête à partir en tournée dans toute la France, la comédienne a retrouvé cet endroit mythique où elle rencontra Dali dont elle allait devenir l’égérie pendant presque vingt ans. « Le Meurice était sa résidence secondaire parisienne. C’était un gourmet averti, et un oenophile. J’ai plein de souvenirs ici. Moi qui venais de Londres, où je me nourrissais de fish and chips, j’ai grâce à lui mangé mon premier ortolan chez Lasserre, mon premier canard à La Tour d’Argent, mes premiers caviar et blinis chez Maxim’s… Je dois à Dali mes premiers contacts avec la gastronomie et le vin. Parmi ses plats fétiches, qu’il a peints, je me souviens de préparations un peu surréalistes comme la langouste au chocolat, inspirée d’une spécialité catalane qui se mariait très bien avec les grands bordeaux rouges. »

En prélude du repas, une dégustation verticale de Château Monbousquet (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011) était proposée. Le déjeuner qui suivait était à la hauteur des vins, rouge bien sûr (2000, 2003, 2005, 2009) mais aussi blanc avec un magnifique 2011.

En aparté avec « Terre de Vins », Gérard Perse a reconnu devoir « digérer désormais les nombreux investissements au château Pavie » mais a avoué également avoir un rêve inassouvi : « j’aurais aimé réaliser à Monbousquet un spa avec 45 chambres. J’ai 65 ans : le ferai-je un jour ? »

Légende photo :
Gérard et Chantal Perse entourant Alain Ducasse et Cédric Béchade, chef de l’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion, au côté de Christophe Saintagne, chef exécutif de l’Hôtel Le Meurice, et d’Amanda Lear.