(Photo F. Hermine)
(Photo F. Hermine)

Le Domaine du Tariquet mise sur la diversification des formats, la capsule à vis et le gros manseng.

Après 4 ou 5 années de test, des parcelles de gros manseng de 20 à 30 ans ont été sélectionnées pour élaborer une cuvée vinifiée en sec. « Il existait déjà dans la gamme Réserve des vins en monocépage à base de chardonnay, sauvignon ou sémillon, élevés en barriques, mais nous voulions sortir un gros manseng tendu, fruité et nerveux, sans sucre, vinifié en cuves, explique le directeur commercial Ithier Bouchard. Amplitude a été embouteillé dans un flacon élégant et élancé, entre bouteille bourguignonne et flûte alsacienne, à l’étiquette noire et étain, coiffé d’une capsule à vis. « Nous avions déjà été les premiers à sortir un gros manseng moelleux au début des années 90 avec les Premières Grives, à l’époque où les côtes de Gascogne n’étaient qu’en assemblage. D’ailleurs, les premières années, nous n’en vendions quasiment pas; il a fallu attendre que le bouche à oreilles le fasse connaitre ». La difficulté pour la cuvée Amplitude a été de trouver un équilibre de maturité sans trop de sucre ni d’alcool (seulement à 12,5%), à partir de terroirs qui permettaient de gagner en tension et en fraîcheur comme sur les sables fauves d’Estang, à l’ouest du bassin d’armagnac. « Mais on n’exclut pas la possibilité de changer de parcelles en fonction de la météo et des millésimes. En 2017, environ 20% des parcelles avaient gelé et sur celles-là, les faibles rendements auraient apporté trop de concentration dans le vin ».

Nouveaux flacons

Les Grassa (aujourd’hui, la cinquième génération aux commandes avec Armin et Rémy) ont également adopté de nouveaux packagings pour sur le millésime 2017 sur quatre autres cuvées aux étiquettes simples, modernes et ludiques, en monocépages, 3 blancs, 1 rosé en 100% marselan, planté en 1999 mais resté longtemps en expérimentation. Elles complètent Amplitude pour lequel les Grassa ont voulu « un nom à part pour que les consommateurs s’en souviennent ».

Le blanc Classic s’est offert par ailleurs depuis l’an dernier de nouveaux formats, demi-bouteilles et magnums. “Un pari osé car il faut reconnaitre qu’il n’y pas vraiment de marché pour les blancs moyenne gamme en magnum, reconnait Ithier Bouchard. Mais nous tenions à le sortir, à un prix accessible (15 €) et en plus, avec capsule à vis car nous croyons beaucoup à ce bouchage, idéal pour un flacon qui n’est pas à conserver. Mais il est vrai que la demi-bouteille remporte davantage de succès surtout chez les cavistes”.

Tariquet représente aujourd’hui une dizaine de millions de bouteilles (4 M en 2000) distribuées dans une soixantaine de pays, la France restant le marché principal. Le domaine des Grassa, créé en 1912, s’étend désormais sur 1125 ha en production et de nouvelles plantations ont permis ces deux dernières années une diversification des cépages, notamment en ugni blanc, gros manseng, colombard, mais aussi pour renouveler progressivement les vignes d’une quarantaine d’années afin d’éviter des arrachages massifs et une baisse de production brutale. Le Tariquet, né d’abord en monocépage ugni blanc en 1983 (millésime 82), avait été complété au milieu des années 80 par le colombard et avait connu en 2012 (millésime 2011) un nouveau changement de taille avec l’adjonction de gros manseng et sauvignon.

Amplitude 2017
(10 € – cavistes) : des arômes de fruits exotiques, d’agrumes, de fleurs blanches. A déguster avec un carpaccio de saumon, un homard grillé, un duo lotte-coquilles saint-jacquet, une blanquette de veau, des tagliatelles aux truffes

Marselan 2017 (7,50 € – cavistes) : ce cépage est né de l’union du cabernet sauvignon et du grenache noir. Des arômes de baies de sureau, mûres, framboises, groseilles et épices douces, A déguster avec un tartare de thon, un carpaccio de canard, un poulet rôti, une tarte aux fraises.