Selon le PDG de Millésima, le millésime 2013 s’annonce globalement d’une qualité inférieure au millésime 2012. Et les prix, étalonnés sur le millésime précédent, devront suivre.

« Il faut trouver le juste prix pour le millésime 2013, et il sera inférieur au 2012. » C’est ce que confiait Patrick Bernard, le PDG de Millésima, interviewé par « Terre de vins » en aparté de la dégustation du millésime 2012 dans les locaux de Millésima, ce matin.

Dans le trio 2011-2012-2013, « je place le millésime 2012 en tête. Il sert de référence pour étalonner les prix des millésimes 2011 et 2013 », poursuit le PDG.
Cette baisse des prix n’enchante pas Patrick Bernard. Car chaque baisse a bien évidemment des répercussions sur le chiffre d’affaires, la marge et les bénéfices de Millésima. Mais « nous ne pouvons pas acheter des vins si nous ne les vendons pas », explique-t-il. « Pour un marché fluide, il faut trouver un équilibre entre les intérêts des propriétés et ceux des consommateurs », conclut-il.

Selon Patrick Bernard, le millésime 2013 s’annonce « agréable et équilibré. Un vin à boire en attendant la pleine maturité des millésimes 2009 et 2010. » Du côté des propriétés présentes, bon nombre de représentants semblent avoir entendu le message. Confidence de John Kolasa, directeur du château Rauzan-Ségla, à Margaux, propriété qui a représenté l’un des meilleurs rapports qualité-prix avec le 2012 : « Pour Rauzan-Ségla, nous pourrons difficilement aller en dessous du prix du 2012 mais le prix du 2012 servira très probablement de référence… »

Laura Bernaulte
Photo © Millésima