(photo C. Chadourne)
(photo C. Chadourne)

La propriété de Barsac a été gelée au printemps dernier sur la totalité de sa trentaine d’hectares exploités en biodynamie, et ne produira pas de premier vin en 2017. Quelles alternatives alors en attendant 2018 ?

« C’est une très bonne question ! » répond, résignée, mais avec le sourire, Bérénice Lurton, à la tête du premier cru classé de Barsac. « Sur nos 30 hectares, on a été gelés à 99%. La rare récolte est issue du peu de pieds qui n’ont pas été gelés, et de la production des contre-bourgeons, qui a été très faible, car on n’a même pas eu de véritables grappes. Sur 2017, on a un rendement de 2hL/ha, là où la moyenne pour nous est autour de 10 hL/ha, même si nos rendements sont irréguliers et qu’on peut passer de 6 à 24 hL/ha. » Si la production du premier vin est définitivement exclue en 2017, celle de Cyprès de Climens, le second vin, l’est-elle également ? « Je n’ai pas encore fait les assemblages, donc je ne peux pas dire. En terme de qualité, j’attends de voir comment les lots évoluent, car je les trouve pour l’instant assez ingrats. Mais même s’il y a un peu de second vin, il y en aura très peu, quelques milliers de bouteilles maximum. » Pour patienter jusqu’à 2018, Bérénice Lurton compose donc entre « des rendez-vous avec la banque, et une réflexion sur la création de packagings un peu différents : offres pour les négociants, travail sur les livrables, notamment sur des marchés moins axés sur les primeurs, comme les marchés asiatiques, panachés sur des millésimes allant de 2000 à 2012… »