Pascaline Lepeltier a reçu le trophée des mains de Gaëtan Bouvier, vainqueur en 2016, et Philippe Faure-Brac, Président de l'Union de la Sommellerie Française (photo JB)
Pascaline Lepeltier a reçu le trophée des mains de Gaëtan Bouvier, vainqueur en 2016, et Philippe Faure-Brac, Président de l'Union de la Sommellerie Française (photo JB)

Pour la première fois une sommelière remporte le titre. Cinq semaines après son succès au concours Un des meilleurs sommeliers de France, Pascaline Lepeltier réalise ainsi un doublé très rare…

Cette fois c’est certain, Pascaline Lepeltier est définitivement entrée dans l’histoire de la sommellerie française. En tout juste un peu plus d’un mois, cette sommelière qui voue un culte passionné au cépage chenin vient de remporter deux titres majeurs. En Provence, le 1er octobre, elle devenait la première femme lauréate du concours Un des meilleurs ouvriers de France et en ce 11 novembre à Paris elle a remporté le titre de Meilleur sommelier de France concluant ainsi de la plus belle des manières une histoire d’amour contrariée avec cette épreuve dont elle fut finaliste à trois reprises (2008, 2010, 2012) sans pouvoir atteindre le Graal.

Cette fois, elle réussit donc un coup doublé historique en remportant ces deux titres la même année, ce que Franck Thomas, Dominique Laporte et Benjamin Roffet ont été les seuls à réussir jusque-là.

En poste depuis bientôt dix ans à New York, elle a d’abord animé la salle de Rouge Tomate avant de rejoindre Racines, il y a quelques mois. Pascaline Lepeltier que ses études supérieures destinaient à enseigner la philosophie a finalement trouvé dans le vin et les hommes qui en sont les auteurs une nouvelle voie professionnelle.

Une voie dont elle a exprimé avec maîtrise, enthousiasme et parfois même un peu d’humour, tous les aspects au cours de la finale organisée dans le cadre du salon EquipHotel, à Paris. Et si elle s’est montrée la plus à l’aise lors de l’épreuve d’accord mets-vins en anglais, elle a également affiché sa maîtrise de la dégustation comme du service et parfaitement conclu les ateliers autour de la bière, du café et du digestif.

Elle succède donc à Gaëtan Bouvier, le sommelier lyonnais vainqueur du concours en 2016 à Toulouse et a tenu à dédier sa victoire à Gérard Basset, le Meilleur sommelier du monde 2010 qui lutte contre la maladie.

PRÉCISION DE LA RÉDACTION : en 1977-78, Danièle Carre-Chantal, sommelière ligérienne, puis en 1979 Maryse Allarousse, sommelière lyonnaise, ont remporté le titre de « meilleur sommelier restaurateur(trice) ». Concours parallèle qui a disparu au début des années 80.