(Photos P. Martinez)
(Photos P. Martinez)

Millésime Bio, le pus grand salon de vin biologique du monde, vient de clôturer sa 25ème édition à Montpellier. A l’image du dynamisme du marché bio, c’était une édition record, : un « millésime 2018 » aussi satisfaisant en quantité qu’en qualité.

SudvinBio revendique fièrement une édition record, avec 1 000 exposants de 15 pays, 5 700 visiteurs uniques pour une fréquentation en hausse de 17%, composée à 75% d’acheteurs français et 25% d’acheteurs étrangers. Retour sur 3 jours intenses.

L’inauguration, lundi 29 janvier, par Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées Méditerranée (photo ci-dessous), Patrick Guiraud, Président de Sudvinbio, et Nicolas Richarme, Président de Millésime Bio, a donné le ton, un état d’esprit. La région Occitanie, première région française en agriculture et viticulture biologique, est une région moteur, légitime et heureuse d’être le fief de Millésime Bio. Elle vient de réunir tous les acteurs de l’amont et de l’aval du bio dans Interbio Occitanie, fondé en décembre 2017. Pour Carole Delga « La vigne est notre identité, et le soutien à Millésime Bio, c’est l’agriculture que nous voulons pour le futur… en menant une agro-écologie volontariste. » Le plan Bi’O 2018-2020 met en place des actions pour le développement de la production bio en région, dans la lignée des dispositifs de soutien déjà initiés en 2016, comme les aides à la plantation de vignes nouvelles, et de Pass et Contrat Agro-viti.

Millésime Bio est toujours un salon concret, qui permet des relations directes et fructueuses, pour « chasser en meute à l’export », souligne la présidente de la région Occitanie. C’est aussi, à travers les conférences, un moment privilégié d’information sur les aspects économiques et techniques de la viticulture bio. « C’est très important, et nous allons continuer à le promouvoir », explique Nicolas Richarme, Président de Millésime Bio, en fin de salon. Il se réjouit aussi du succès de la soirée anniversaire, qui permet de vivre un moment d’esprit vigneron bio et convivialité. Une proposition accueillante, pour les vignerons et visiteurs, étrangers ou d’autres régions, un lundi soir à Montpellier. Cette soirée festive va très probablement se reproduire lors de la prochaine édition, comme une parenthèse dans 3 jours intenses. « C’est un salon efficace, à tous points de vue. Tout le monde vient pour travailler, la présentation simple et directe des stands permet au visiteur de tester jusqu’à 150 vins par jour. Ici, on vient pour vendre et acheter du vin, il n’y a pas d’esbroufe ! ».

Côté exposants, le bilan est très positif

Le Fief Noir, domaine en Val de Loire de Dominique Sirot et Alexis Soulas, 20 hectares plantés sur des schistes armoricains, vient depuis 5 ans. « Chaque année, c’est mieux ! C’est une vraie occasion de rencontre avec nos clients, présenter nos nouveaux millésimes.. ». Leur seul regret : ne pas avoir vu de cavistes montpelliérains !

François Caumette, du Domaine de l’Ancienne Mercerie à Faugères, est un fidèle. « C’est le seul salon que nous faisons ! C’est important, et nous venons depuis 10 ans. A l’époque, nous étions le seul faugères en bio, maintenant, nous sommes plus nombreux, et c’est bien. Nous voyons ici beaucoup de nos clients, de France et de l’international, Suisse, Allemagne… et cela nous permet aussi de rencontrer de nouveaux clients. »

Clémence Fabre (Famille Fabre, à Luc sur Orbieu), pionnière du bio avec 5 domaines en Languedoc, déclare : « c’est bien, cela nous permet de présenter en direct le nouveau millésime 2017, magnifique, et faire déguster des cuvées plus rares, comme notre nouveau vin nature, ou le ‘vinum anticum’. A l’ouverture des portes le lundi, il y a déjà du monde, les gens viennent et les dégustations sont fluides tout le long du salon. Nous avons aussi des nouveaux contacts qui viennent après avoir aimé nos vins sur l’espace dégustation du Challenge Millésime Bio. Beaucoup de danois, des visiteurs d’Amérique du Sud, des USA… »

Patrick Guiraud, Président de SudVinBio, a esquissé un bilan après les conférences du mercredi matin. « Le marché et la filière sont en ‘mode happy’… la progression est exponentielle ! Les ambassadeurs sont les vignerons, qui prouvent que la culture bio est réalisable par tous. Les bios de demain sont les conventionnels d’aujourd’hui. Quand ils initient des démarques comme le HQE, le bio vient naturellement après… avec du travail ».

A l’horizon 2018 ? Une croissance qui doit suivre celle du marché bio… Les voyants sont au vert !

www.millesime-bio.com