La deuxième édition de Périgord Attitude à Paris organisé par Terre de Vins a remporté hier soir un franc succès sur les quais de Seine. Plus de 550 visiteurs sont venus goûter les vins de Bergerac et Duras associés aux spécialités de la région.

“On joue ce soir à guichets fermés” a annoncé en introduction jeudi soir Sylvie Tonnaire, la rédactrice en chef de Terre de Vins qui lançait la soirée Périgord Attitude sur la péniche Concorde Atlantique, au pied du musée d’Orsay. Plus de 550 personnes étaient venues découvrir les vins de Bergerac et Duras accompagnés des spécialités régionales. C’était la deuxième soirée événement du Périgord dans la capitale organisée par Terre de Vins, « devenu un partenaire incontournable » a rappelé Paul-André Barriat, le vice-président de l’interprofession des vins de Bergerac et Duras (IVBD). Et d’évoquer également à l’approche des élections européennes l’importance des fonds européens pour dynamiser la promotion des régions viticoles françaises. Le viticulteur a également évoqué l’actualité brûlante de la région avec l’ouverture annoncée pour début juillet, après deux ans de travaux, de la Maison baptisée « Quai Cyrano ». Elle regroupera Culture, Vin et Tourisme au cloître des Récollets sur les quais de la Dordogne à Bergerac.

L’avantage dans la diversité

L’événement périgourdin sur Seine était l’occasion de faire découvrir la dizaine d’appellations de Bergerac et Duras dans les cinq couleurs, blanc, rosé, rouge, moelleux et liquoreux, et sur plusieurs millésimes même si le 2018 était le plus présent sur les tables. « Nous avons bénéficié d’un millésime de très bonne qualité, comparable en termes de volumes à 2015 malgré quelques incidents de grêle et de gel, évoque Paul-André Barriat. Notre vignoble se porte plutôt bien dans le marasme actuel qui touche notamment nos collègues bordelais et j’ai appris il y a quelques jours que c’était même la première fois que les cours du bergerac rouge dépassaient ceux du bordeaux. Nous avons à tirer notre épingle du jeu sans tarder en nous lançant à fond dans la transition environnementale avec un objectif de 80% en HVE d’ici 4 ans, et en dynamisant l’oenotourisme et les animations autour de nos vins ».
L’événement sur la Seine hier était l’occasion de mieux faire connaitre les productions aquitaines aux Parisiens « qui les connaissent peu ou pas, sauf ceux qui sont déjà venus en vacances dans le Périgord, avoue Bernard Barse du domaine Les Graves, le seul représentant de saussignac. « On nous demande d’abord si on a du saussignac rouge…qui n ‘existe pas, si c’est très sucré et quand ils ont goûté, les gens aiment et s’y intéressent ». « On explique que Rosette est la plus petite appellation de la région qui commence à être tendance chez nous pour interpeller les consommateurs et ils se disent ensuite agréablement surpris par l’équilibre de nos vins » raconte Franck Decouroux du Château de Peyrel. « Notre avantage, c’est la diversité des appellations avec des vins à boire ou de garde et dans toutes les couleurs, estime Sylvie Deffarge du Moulin Caresse. Il faut reconnaitre que le bergerac est l’appellation la plus connue mais les consommateurs aiment découvrir des vins plus confidentiels comme le montravel rouge de garde, la dernière AOC créée en 2001, ou l’IGP Périgord avec laquelle on peut davantage jouer sur la modernité. C’est avec ce genre d’animations que l’on arrivera peu à peu à se faire connaître à Paris où nous sommes encore peu présents ». En attendant la prochaine édition parisienne, les vins de Bergerac et Duras se retrouveront à Lille le 28 novembre pour séduire les consommateurs des Hauts de France.

Photos JC Gutner